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9 juillet 2017
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Anjou Ailes Maquettes 2017

Présentation : Alban Dury

Lancée sur le pari que le monde des maquettistes sachant encore construire existaient toujours, cette rencontre réunit, depuis plus de dix ans, un nombre constant de modélistes passionnés.
Capables de réaliser leurs plans eux-mêmes, de construire et d’équiper leur maquette, ils sont tout autant capables de les faire voler ensuite.
Cela fait d’eux la fine fleur du modélisme en France.

Un monde de passionnés exigeants

Anjou Ailes Maquettes, tirant son nom d’Anjou Ailes Rétro, notre meeting « grandeur », a pour but de réunir les maquettistes amoureux de machines anciennes.
Une catégorie exigeante car, loin des kits d’avions ou de planeurs se trouvant dans le commerce et prêts à voler, en échange d’un gros chèque, le travail présenté lors de ces deux jours, à Pâques, est en tout point unique.

Chacun des modélistes présents possède les qualités multiples et nécessaires à la bonne conduite de ces divers projets volants. Il faut en effet, pour être un maquettiste achevé, maîtriser la confection d’un plan (souvent issu d’une liasse de plans de l’avion réel), découper ses pièces une à une, les assembler en tenant compte des paramètres connus en aviation (résistance des matériaux, légèreté de l’ensemble, centrage...), équiper en système radio les gouvernes de l’aéronef et enfin, le faire voler... sans le casser.
On imagine aisément dans quel état de stress peut se trouver un maquettiste, au seuil d’une piste, radio en mains, au moment de lancer sa maquette dans les cieux en tentant d’oublier les milliers d’heures de construction qu’il lui a consacré.

Un concours sur mesure

AAM offre à ces passionnés un nouveau terrain de jeu d’un genre absolument unique à ce jour.
Cette rencontre tient en effet compte de la désaffection des modélistes, depuis une dizaine d’années, pour la compétition.
Expliquer ce divorce serait bien hasardeux, même si certains arguments sont parfois avancés comme l’envie de construire et de voler sans avoir à se confronter à des juges.
Si nous connaissons suffisamment ces derniers pour penser qu’ils jouent leur rôle avec probité, il semble que le fait de se retrouver simplement pour le plaisir de parler maquette, sans autre défi à relever, manquait encore aux acteurs de ce milieu.
AAM est là pour ça.

Un règlement simple fut donc conçu en une soirée :
- Présenter une maquette représentant une machine du GPPA. Celle-ci sera placée sous l’avion ayant servi de modèle afin de jouer au jeu des sept erreurs.
Ou
- Présenter une maquette de tout autre aéronef ancien.
Avions, planeurs, montgolfières ou hélicoptères sont éligibles.
Toutes ces maquettes devront être volantes, ou en cours de le devenir, et seront jugées uniquement par le grand public, visiteur de notre musée.

Maquettes et musée du GPPA

Edition 2017

Sans doute motivés par le côté relax de cette rencontre, les modélistes s’inscrivent chaque année en nombre à peu près constant depuis onze ans.
Cette année encore, 42 maquettes prétendirent officiellement au titre avec même quelques retardataires non inscrits, ce qui semble être la marque de fabrique de notre rencontre...

Nieuport 28
Dewoitine D520
FW-190, Stampe, Norecrin

Le concours étant ouvert à tout type d’aéronef à la seule condition qu’il soit ancien, les modèles ne manquent pas.
L’aviation militaire, toujours fortement plébiscitée par les modélistes était bien sûr de la partie.
Celle-ci était représentée sous diverses formes allant des anciens Sopwith Pup de 2.80 m de P. Le Luyer, ou du Nieuport 28 de A. Guernion, au T6 de M. Taeger, en passant par le Dewoitine D520 de D. Hembise, sans oublier le FW-190 de P. Kroll qui nous fut confié à l’issue du week-end.
Une mention spéciale fut attribuée à D. Hembise qui scénarisa sa maquette lors de l’exposition statique. Il reproduisait en effet une scène trouvée sur une très vieille photo montrant les mécanos en train de casser la croûte sur le stabilisateur de la machine. Tous les détails y étaient reproduits tels le camembert ou la bouteille de vin, le tout au 1/5e. Chapeau !

File d'attente Musger MG 12a

Les planeurs sont aussi de la partie et représentés en force par les membres de Rétroplane, forum modéliste évoqué ailleurs.
L’émulation sur ce site est telle que les constructions en sont arrivées aujourd’hui au niveau des plus belles marqueteries.
Spécialisés dans les machines anciennes, les membres de ce forum offrent à nos yeux des planeurs connus comme l’AIR 100, le Caudron C800, le Nord 1300 ou le KA8, mais aussi de bien plus rares comme les Castel SD, Harbinger, Musger MG 12a ou 19b, Rubik R11, Cimbora, Karakan.
A croire que plus c’est dur à prononcer et à construire...

Caudron C800

JP. Frossard ajoute encore un critère aux deux précédents en ne construisant que des machines étranges et difficiles à faire voler. Il présentait son pou planeur motorisé (allez comprendre !), sa Tcheranovsky Bich-3 et son Abrila A13 Buse, tous plus étranges les uns que les autres.
Parmi tous ces planeurs, deux se démarquaient encore car en préparation pour un grand concours en juillet prochain, à savoir : le André Thomas de notre ami P. Lamisse et le Bardin B1 de P. Chaussebourg.
Ils concourront cet été sur la célèbre pente de Vauville, pour une réunion n’autorisant que les planeurs de 1925.
Que le meilleur gagne et bravo pour votre participation à la mémoire de cette aviation ancienne qui nous est si chère !

Expo statique
Stmpe et Pou planeur
Vol de groupe

Espace Air Passion étant principalement dédié à l’aviation légère et sportive, c’est dans cette catégorie qu’on retrouve le plus fort contingent.
Comme chaque année, Papy « Jurca » Boissière nous présentait un... Jurca.
Il s’agissait d’un Tempête à l’échelle 1/2.8 en cours de finition, mais déjà très impressionnant de qualité.
Tout aussi spectaculaire, le Norécrin de G. Serpaggi, au niveau de finition quasi-microscopique et dont le tableau de bord vous donne envie d’aller faire un tour.
Il fut très bien classé l’an dernier car en cours de finition. Cette année, totalement achevé, il emporte le prix GPPA sans aucune équivoque.
Deux Stampes, respectivement présentés par P. Le Luyer et JL. Mechelaere (2,10 m d’envergure pour les deux) représentaient une aviation qui vit encore à quelques centaines de mètres de notre musée par le biais du CPVA (centre de perfectionnement de voltige aérienne).

Caudron C450
Nord 1300
Voiture à hélce

Très impressionnant car peu représenté : le gros Caudron C450 de R. Pelé au 1/3 pour 15 kg. Prenant place sous notre « Rafale » ils évoquaient tous deux les belles heures de courses d’avions et des noms célèbres comme Arnoux, Boucher ou Riffard.
A mi-chemin entre l’aviation civile et l’aviation militaire, M Duboust nous présentait son gros Breguet 14 de 3,20 m d’envergure, en cours de finition.
Laissant voir sa belle structure non encore entoilée, ce joli modèle devrait être spectaculaire en vol.
AAM étant conçu pour mélanger les anciens et les débutants dans la catégorie, c’est à J. Gautron que revint d’occuper ce poste de novice. Il nous présentait un Potez 58 au 1/6,6 en cours de finition. Plutôt impressionné par ses camarades plus anciens dans la discipline, il fut rapidement pris en sympathie et abreuvé de conseils judicieux pour terminer sa maquette. J’ai vu là le vrai sens de cette rencontre : réussir une osmose parfaite entre ceux qui savent et ceux qui apprennent, le tout sans esprit de compétition démesuré.

René Gasnier III

J’ai gardé le plus émouvant pour la fin.
G. Bon nous avait présenté, en statique, son RG III volant depuis plusieurs années. Il avait remporté le prix du GPPA avec sa maquette. Il eut enfin cette année l’occasion de la faire voler sous nos yeux ébahis.
Rappelons que si l’original n’avait certainement pas les qualités de vol d’un Airbus, la maquette est encore plus difficile à faire voler.
Gérard le fait pourtant.
De nombreuses maquettes de ce RG III furent réalisées par le passé, mais aucune ne fut mise en vol, ce qui fait du travail de Gérard un véritable exploit.
Bien sûr cette maquette nécessite certaines conditions, notamment météo, pour s’élever dans les airs en toute sécurité, mais le ciel clément de ce week-end de Pâques ne s’opposa en rien au plaisir de voir René Gasnier survoler à nouveau les terres angevines.

RG III

Des conditions de vol enfin idéales

Les vols d’Anjou Ailes Maquettes furent par le passé le point noir de cette rencontre.
Soutenu par aucune structure le reste de l’année, le modélisme ayant disparu lors du transfert d’Avrillé vers Marcé, le modélisme doit s’imposer le temps d’un week-end dans un monde qui le redécouvre chaque année.
Dès la naissance de cette rencontre, l’ensemble des acteurs de la plate-forme fit son possible pour l’aider à vivre.
Le directeur de l’aéroport, la DGAC, mais aussi les pompiers nous peaufinant une piste moelleuse, participèrent à son essor.
Longtemps, le club de vol à voile voisin accueillit les participants pour les vols du dimanche matin.
Une solution élégante mais bien peu pratique pour le maquettiste dont le modèle nécessite plusieurs dizaines de minutes de montage et démontage de la maquette, devant en plus reproduire quatre fois cette opération pendant le week-end.

Pour ces raisons et d’autres encore, l’équipe d’EAP souhaitait depuis longtemps pouvoir voler devant le musée sur la piste en herbe.

Pilotes en bord de piste

Plus facile à dire qu’à faire ! Ce souhait fut pourtant exaucé cette année.
Il fallut pour cela convaincre nombre d’intervenants et risquer de voir annuler ces vols à la moindre alerte Vigipirate, menace non exclue de nos jours.
Les dieux de l’aviation semblèrent pourtant de notre côté puisque la DGAC, la préfecture et notre directeur se mobilisèrent pour que cette opération se déroule dans les meilleures conditions.
Certes, les conditions de vols furent drastiques avec notamment un NOTAM, déposé en bonne et due forme, laissant passer les avions grandeur si nécessaire.
Une discipline de fer fut réclamée à nos participants, et le respect des consignes, parfaitement observées, nous aideront à demander le renouvellement des vols dans ces conditions.
Il est clair que nous venons jouer là où d’autres travaillent et que, le modélisme inexistant le reste de l’année à Marcé, il faut chaque fois lui faire une place et rappeler qu’il est composé de 28000 licenciés représentant, eux aussi, l’aviation légère.
EAP inscrit cette manifestation au nombre de celles ayant pour but de faire rayonner l’aéroport. Le nombre de visiteurs présents à cette manifestation, et leur fidélité, montrent l’engouement pour cette discipline.
C’est peu de chose mais pourquoi s’en passer ?

2017 fut donc l’année de l’AAM dont nous rêvions depuis dix ans.
La grande piste en herbe, fraîchement tondue, recevait les 40 maquettes pour le plus grand plaisir de tous.
Une solide équipe encadrant les vols avait bien sûr été mise en place sous la houlette de P. Lamisse qui fit preuve de la rigueur nécessaire à ce poste.

JS1

Les modèles prirent donc leur envol de 10h00 à 12h00 sous un soleil radieux et une température estivale.
On y vit voler la quasi-totalité des maquettes exposées mais aussi des modèles plus modernes ou non inscrits au concours.
Le temps d’une matinée, les remorqueurs satellisèrent les grands planeurs en toute sécurité et les warbirds firent gronder leurs moteurs dans des rondes infernales.
Le savoir-faire de ces pilotes d’exception permit de faire évoluer en même temps plusieurs modèles sans qu’aucun incident ne soit à déplorer.
Par deux fois, comme cela avait été convenu, les vols furent suspendus afin de laisser passer des aéronefs utilisant la piste en dur.
Les modélistes, posant immédiatement leurs modèles, se retirèrent alors de la piste en herbe, le temps des décollages, évitant ainsi une situation à risque.
Une discipline parfaitement comprise et respectée par l’ensemble des pilotes. Bravo messieurs !

Musger MG 12a

Mais pas seulement

AAM est certes un moment de rencontre et d’échange, mais aussi une belle occasion de parler de l’aviation légère sous divers angles.
Nos réserves, habituellement fermées au public, sont à cette occasion ouvertes aux modélistes qui ne manquent pas d’envisager de nouveaux projets après leur passage dans ce lieu étrange et grisant.
Les archives également ouvertes à nos participants lors de ce week-end, sont source de projets et d’exaltation.
Une quantité non négligeable des maquettes présentées lors d’AAM a d’ailleurs été produite sur la base des plans issus de notre centre d’archives, unique à ce jour, dans le domaine de l’aviation légère.

Enfin, puisqu’il n’est pas interdit de s’amuser en apprenant, C. Ravel nous gratifie désormais de deux conférences sur des machines typiques de l’aviation que nous préservons, ce qui ravit nos invités qui ne s’en lassent pas !

Une remise de prix symbolique

Tous l’ont parfaitement compris, le concours AAM n’est en lui-même qu’un prétexte à la rencontre et à l’échange des savoirs.
Il n’en reste pas moins que le public tranche chaque année pour son chouchou.
Cette édition consacra donc G. Serpaggi pour son splendide et adorable Norécrin. Le trophée AAM trônera désormais dans son atelier, l’incitant sans doute à se lancer dans un nouveau projet.
Le prix du public fut décerné à P. Chaussebourg pour son Castel 3010, avec lequel il remportera aussi le Challenge Castello. Ce prix, passant de mains en mains, récompense tout modéliste souhaitant reproduire un planeur issu des usines Castel-Mauboussin.
Le prix de l’aviation française était reçu par D. Hembise pour son Dewoitine D520 : comme quoi la mise en scène a du succès. Une idée à creuser pour l’an prochain...
Sept autres participants furent aussi encouragés par divers lots, EAP souhaitant également soutenir ceux qui préservent l’aviation ancienne, même sous sa forme réduite.

C’est le cas depuis de nombreuses années : les modélistes reconnaissent notre musée comme le leur, nous confient du matériel afin d’augmenter une collection toujours plus riche.
Radios, avions, planeurs furent ainsi confiés à notre association qui ne peut que se réjouir d’une telle confiance.

Et pour 2018 ?

Même endroit, même heure !
C’est du moins ce que nous nous attacherons à obtenir tout au long de cette année, afin qu’Anjou Ailes Maquettes reste cette formidable rencontre à la gloire de ceux qui font vivre notre belle aviation au travers de leurs maquettes !

Liste des récompensés:
  • Prix AAM :
    Guy Serpaggi, Norecrin
  • Prix du public et Challenge Castello :
    Pierre Chaussebourg, Castel 3010
  • Prix aviation française :
    Dominique Hembise, Dewoitine D-520
  • Encouragements :
    Prodhomme, " Corsair "
    Bon, RG III
    Champavier, Caudron C-800
    Boissière, Jurca " Tempête "
    Douet, Hélica
    Perrot, planeur Karakan
    Pelé, Caudron C-450
Prix

Contacter l'auteur : alban@jivaro-models.org

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