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18 octobre 2009

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Curiosités dans le ciel de Boissy

Texte : Laurent Berlivet
Photos : Berlivet & Co

Dans chaque club, il existe un bricoleur fou, un Gaston Lagaffe ou un professeur Tournesol, qui arrive sur le terrain avec des modèles à la géométrie inhabituelle ou au mode de propulsion inattendu, qu'il a réalisés de A à Z et qu'il parvient à faire tenir en l'air après parfois un peu de mise au point...
C'est devenu une habitude chaque premier week-end de septembre, ces « fêlés » se retrouvent lors d'une curieuse rencontre, qui se déroule alternativement en Hollande, en Allemagne et en France depuis maintenant 23 ans : Inter-Ex.
C'est l'occasion de voir voler de drôles de machines et de disserter sur des sujets parfois complètement farfelus, et chaque nouvelle édition continue à surprendre même les habitués.

Participation internationnale
Après avoir organisé en parallèle à Inter-Ex la rencontre X-périmental Wings avec succès pendant quelques années, le Model Club Buxéen a réussi à s'intégrer dans la boucle, et dorénavant la rencontre a lieu alternativement en Hollande, en Allemagne et en France. 3 ans pour trouver de nouvelles idées et les mettre au point, c'est plus qu'il n'en faut. Mais les plus mordus font le déplacement de pays en pays chaque année.
Le club de Boissy était donc bien représenté, avec de nombreux membres inscrits, d'autres encore plus nombreux se chargeant de l'organisation (buvette, barbecue, micro, régie radio, etc.).
Mais on peut se poser des questions sur l'activité aéromodéliste française, car la participation hexagonale était une fois de plus assez faible : sur une trentaine de pilotes inscrits, 12 venaient de l'étranger !
La situation géographique est bien choisie car le terrain se trouve à une trentaine de kilomètres de Paris. Beaucoup de ceux qui font le déplacement de loin essayent d'en profiter pour faire un peu de tourisme dans la capitale.
A de très rares exceptions près, tous les pilotes français venaient de la région parisienne et sont des habitués de la rencontre. Bien sûr, la météo avait été annoncée catastrophique, et le prix du carburant de plus en plus élevé limite les déplacements. Mais ceux qui ont franchi des frontières pour arriver jusqu'ici s'étaient certainement renseignés et n'ont pas hésité à faire le voyage, venant d'Allemagne, de Hollande mais également de Suisse, d'Espagne et même des Etats-Unis !

A fight, not a flight* !
*Un combat, pas un vol ! C'est ce qu'on pouvait entendre lorsqu'un pilote se préparait à faire prendre l'air à son modèle, s'apprêtant donc à lutter contre le vent et ses bourrasques jusqu'au retour au sol.
En effet, le samedi, la vitesse du vent était de 20 à 40 km/h, avec des pointes allant jusqu'à 60 km/h ! Bien que le ciel était parfois très chargé, il n'y a pas eu de pluie. Le dimanche, ça soufflait un peu moins fort, mais les limites du raisonnable étaient quand même largement dépassées...
Pourtant, pratiquement tous les appareils présents ont pris l'air, y compris les plus frêles 2 axes. Bravo aux pilotes.

Pas moins de 9 ailes, sur le 9 Decker de Rainer Lange, très chahuté par le vent.

A ce petit jeu, on se doute que les modèles peu chargés étaient secoués comme des fétus de paille. Le 9 Decker de Rainer Lange, avec ses 9 ailes superposées, était particulièrement sensible, malgré ses 18 ailerons ! Pendant de longues minutes, on l'a vu se bagarrer pour tenter de revenir au-dessus du terrain, grappillant mètre après mètre, mais perdant tout ce qu'il avait gagné dès qu'il n'était plus parfaitement dans l'axe du vent. Après une bonne dizaine de minutes épuisantes, le modèle a terminé sa course hésitante dans le champ en arrière du terrain. Mais le pilote ne s'est pas dégonflé, et il a revolé un peu plus tard, dans les mêmes conditions. Il faut aimer le rodéo...

Bateau fantôme, le Hollandais Volant de Peter Hass est un défit à l'aérodynamique.
Qu'importe, ça vole... et quelle allure surprenante quand il est en l'air.

Même chose pour Peter Hass et son fantastique Hollandais Volant, un engin en forme de bateau, avec en guise de voiles portantes, 3 ailes de parkflyer 2 axes. La cellule semble rafistolée de partout, mais ceux qui connaissent Peter savent qu'elle a été construite ainsi... Improvisation tout au long de la construction, que ce soit pour raccorder les éléments de la superstructure comme pour l'équipement radio ou la motorisation. Mais le concepteur maîtrise parfaitement son sujet, et ces morceaux qui flottent un peu entre eux plient mais ne cassent jamais. En vol dans les bourrasques, on croirait le bateau en pleine tempête. Avec son adresse habituelle, le pilote a su ramener son navire à bon port, sous un tonnerre d'applaudissements.

Peter Haas présentait une petite et une très grande Margueritte.
6 paires d'ailes de planeur 2 axes disposées en soleil, un plan canard à l'avant et une motorisation centrale bien joufflue. Un peu de poésie sur fond de ciel bleu.

6 paires d'ailes de planeurs 2 axes montées en soleil composent les Margueritte de Peter. Les profils des ailes ne fonctionnent pas dans les meilleures conditions, on s'en doute, mais ça vole, même si le pilotage ne semble pas de tout repos, car l'inertie est énorme et les gouvernes peu efficaces. 2 Margueritte étaient présentées, la grande est vraiment impressionnante.


Convertibles
Après différents prototypes réalisés en défrichant plusieurs pistes durant 10 ans, Serge Ancaoua a réussi l'exploit avec son Verti4, un engin capable de décoller et d'atterrir en vol stationnaire, et d'évoluer le reste du temps comme un avion classique, et ainsi d'effectuer quelques figures de voltige.
Les 4 moteurs pivotent sur des axes, pour passer du vol vertical au vol horizontal. Il y a bien sûr quelques mixages, et deux gyroscopes, mais rien de très compliqué. Serge a déjà présenté plus en détail son appareil dans un précédent numéro de la revue. Avec une cellule moins « proto », peut-être un peu futuriste, il serait encore plus impressionnant.
Le Verti4 de Serge Ancaoua, véritable convertible puisqu'il est capable de passer du vol stationnaire au vol horizonal. Les 4 moteurs basculent.

Jean-Louis Augros a orienté ses recherches dans une autre voie, avec un Polyclub VTOL, façon Osprey. L'appareil est équipé en bimoteur, un gros servo placé dans l'avant du fuselage permet de faire pivoter les extrémités des ailes et les nacelles moteurs, via un système de poulies. Si le mécanisme bascule bien au sol, son action en vol semble aléatoire, l'avion devenant visiblement incontrôlable dès la rotation effectuée. Il va falloir persévérer.

 

Sur ce Polyclub VTOL, les nacelles moteurs
et les extrémités de l'aile pivotent,
pour tenter le vol stationnaire.

Ventilos
L'Infotron est une machine au top de la technologie, très sophistiquée, avec GPS, caméra embarquée, retransmission au sol, etc. Appareil birotor contrarotatif, ce drone a été développé pour le travail aérien et peut être piloté soit manuellement, soit de façon complètement automatisée. Il existe en 2 versions : thermique ou électrique. C'est cette dernière qui était présentée en publique à Inter-Ex. Capable d'effectuer différents travaux avec une grande précision, il était utilisé ici de façon plus ludique puisqu'il emportait en caisse accrochée au bout d'un filin, caisse contenant 5 Micro-Polyclub qui étaient largués juste au-dessus du terrain. L'appareil a montré à maintes reprises sa fiabilité, et sa grande stabilité. Quant aux Micro-Polyclub largués en groupe, il fallait de bons yeux et de bons réflexes pour identifier le sien avant le retour au sol...

 

L'Infotron est un appareil conçu pour le travail aérien. Il est capable de voler de façon totalement autonome ou être piloté manuellement en vol à vue.

Pour la rencontre, il emportait une caisse contenant 5 Polyclub qui étaient largués au-dessus du terrain.

Le Polyclub, célèbre appareil conçu par William Rohmer, a été décliné à toutes les sauces. Celui de Franck Rochefort est converti en autogire, avec une portion d'aile fixe et 2 rotors montés aux extrémités. Ce qui est le plus étonnant, c'est que ça continue à voler sans histoire, même lorsqu'une des deux hélices arrête de tourner !

Le Polyclub a vraiment été traité à toutes les sauces. Ici, c'est une version autogire birotor.

Le gros autogire de Matthieu Charuau est une construction perso qui a demandé un peu de mise au point. Au départ, il était équipé d'une tête de rotor bipale en balancier de type Bensen. Les vols se passaient correctement une fois sur deux... Quelques temps avant la rencontre, il a reçu une tête à 3 pales, ce qui a radicalement changé le comportement. L'appareil est maintenant d'une stabilité exemplaire, même dans le vent où il n'apparaît même pas chahuté. Il n'y a qu'à l'atterrissage qu'il faut être prudent tant que le rotor tourne encore, car le vent ne demande qu'à faire basculer le tout.
Il est motorisé par un 15 cc. Le rotor est lancé à l'aide d'une perceuse sans fil afin de raccourcir la distance de décollage. Le pilotage se fait via un mixage delta en inclinant la tête pour le roulis et le tangage. Le volet de profondeur est mobile, mais ça n'est pas indispensable, et il sera sans doute supprimé bientôt. Le vol est devenu tellement efficace que le pilote a même tenté et réussi à passer la boucle ! Il fallait oser, avec un diamètre rotor de 1,60 m !

Le grand autogire de Matthieu Charuau est motorisé par un 15 cm3. Il est d'une stabilité étonnant, même dans les bourrasques.

Hans Joachim Koster s'est spécialisé dans les autogires tripales pilotés uniquement par inclinaison du rotor. Ses Miminum, Micromum et dérivés ont montré l'efficacité du concept car malgré leur petite taille et leur faible masse, ils affrontaient les éléments sans difficulté. Le moteur est monté en propulsif à mi-hauteur du mât rotor, deux servos actionnent via un mixage le rotor, en avant de son axe de rotation pour l'incliner en tangage et en roulis, le bras de levier arrière est ultra court, ce sont donc des engins très compacts faciles à transporter, et finalement peu fragiles.

Les petits autogires Minimum très maniables de Hans Joachim Koster sont pilotés uniquement par inclinaison du rotor.

Schraubhubers Albtraum
Belle réalisation tout dépron, cet autogire quadrirotor de Lutz Nakel, baptisé Schraubhubers Albtraum.

 

L'Ascot de Peter Haas.
6 petits moteurs électriques entraînent
cette hélice en rotation.
Le pilotage n'est commandé qu'en vertical,
la trajectoire est celle du vent... Mieux vaut se placer correctement sur le terrain avant l'envol...

 

Tout petit hélicoptère birotor dépouillé, piloté
par Pascal Bourguignon.

Même la nuit !
Certains n'envisagent pas une rencontre Inter-Ex sans vols de nuit. Encore une fois, la météo a gâché ce plaisir, à la fois pour les yeux mais aussi pour les sensations qu'on ressent en pilotant.
Par exemple, Rainer Lange avait préparé un curieux modèle, composé de 2 tubes accolés formant un « 8 », réalisé à l'aide de joncs carbone et de film translucide coloré. Son modèle est équipé de pas moins de 99 Leds soigneusement réparties dans toute la cellule ! Le pilotage de cet engin est assuré par son moteur à traction vectorielle.

 

Pas moins de 99 Leds équipent cet engin en jonc carbone et film translucide, pour voler la nuit. Le modèle est piloté uniquement par la traction vectorielle de son moteur articulé.

Une Drenalyn espagnole avait aussi été équipée spécialement, tout comme quelques autres modèles qui sont restés à l'abrit dans les voitures. Dommage, car nombreux sont ceux qui ont dîner sur le terrain, profitant du repas offert par le club. La soirée aurait été encore plus gaie.

Stephan Brehm a quand même entretenu l'ambiance avec un minuscule jouet de quelques grammes composé d'une hélice horizontale entraînée par un moteur électrique, le tout posé sur un trepied en EPP. Seule la puissance moteur est contrôlée par radio infrarouge, permettant un semblant de vol stationnaire au-dessus des tables et des convives. L'émetteur passait entre toutes les mains... et presque d'une assiette à l'autre aussi !

Maquettes... ou presque !
Le Geobat de Lutz Nakel est un petit modèle génial, doté d'une voilure annulaire, aux performances extraordinaires. 50 cm d'envergure et seulement 130 g, il est dérivé d'un projet grandeur. Cette petite semi-maquette en dépron possède de nombreux détails, comme un train amorti ou des phares d'atterrissage. Cette géométrie où l'aile courte rejoint le large stab est particulièrement stable. La légèreté du modèle et sa motorisation puissante permettent des décollages du sol, mais aussi une voltige débridée à basse altitude. Une autre version, moins maquette, mais aussi intéressante est motorisée par une turbine GWS 40. Là encore, le vol est vraiment sympa.

Petite maquette à aile annulaire très réussie du Geobat, un projet d'avion grandeur.
Ca se remue dans un mouchoir de poche.

Luzt est un spécialiste du Dépron maquillé, et son grand Monocoupe de 2,50 m et presque 4 kg en est une belle illustration. La traînée est importante, la charge alaire raisonnable, le vol en est très réaliste. Pour le retour au sol, pas moins de 2 aides étaient chargées de bondir sur l'avion des le toucher des roues, pour l'immobiliser afin qu'il ne soit pas retourné par le vent.
Pas de doute, le matériau bien utilisé permet de belles réalisations.

Ce Monocoupe de belle taille – 2,50 m – est construit intégralement en dépron,
et finement décoré en trompe-l'oeil avec une peinture à l'aérographe

Etrange silhouette pour les ailes volantes Rumpelstoss de Stephan Brehm, dérivées d'un modèle de vol libre. Un court tronçon rectangulaire est entouré par deux panneaux qui partent en flèche très prononcée vers l'arrière. La surface latérale est des plus réduite puisque seul le petit fuselage placé très en avant sert à la stabilité en lacet, même si l'hélice propulsive doit aider un peu, ainsi que les deux énormes roues et les très longs saumons plats. Les élevons sont très relevés pour donner un peu d'autostabilité en tangage. Petite fantaisie : un drapeau bleu-blanc-rouge caché le long du fuselage se séploie à l'atterrissage. Le constructeur en présentait une autre version plus petite destinée au vol en intérieur, mais on ne l'a pas vue en l'air...

 

Géométrie vraiment inhabituelle
pour cette aile volante Rumpelstoss
dérivée d'un modèle de vol libre.

Le SSFB "Wildensee-1" du même Stephan est en fait un PicoStick de GWS, petit avion 2 axes de début, maquillé avec un peu d'astuce. Avec un flotteur, 2 balancines et une peinture en trompe l'œil, il se transforme en un sympathique hydravion, idéal pour s'initier à la formule par vent calme.


Derrière cet hydravion réalisé
par le sympathique allemand Stephan Brehm
se cache un PicoStick GWS,
un kit d'avion 2 axes de début.

Le team Berlivet père et fils avait tout juste terminé le composite Space Ship One et White Knight, reproduction du premier appareil privé capable d'emporter un touriste dans l'espace et de son avion porteur. Les 2 modèles sont intégralement construits en structure. Le porteur est équipé de 2 turbines électriques qui entraînent étonnament mais efficacement les 2,700 kg de l'ensemble. Pour pousser le réalisme jusqu'au bout, le SSO embarque un moteur à poudre allumé après largage. Un essai a été effectué juste avant la nuit le samedi soir. Le centre de gravité varie lorsque la poudre est consommée, ce qui demandera un peu de mise au point pour obtenir un plané à peu près acceptable avec un engin dont la corde d'emplanture est supérieure à la moitié de l'envergure !
Lors du premier vol de l'ensemble porteur/planeur, une turbine a coupé peu après le décollage. Légère dissymétrie dans la trajectoire, mais le vol s'est prolongé sans encombre, en grimpant lentement malgré le vent fort. Il faut dire que le porteur est, au contraire du petit, doté d'une vraie aile de planeur... de seulement 16 cm de corde à l'emplanture pour une envergure de 2,40 m !
C'est cette réalisation qui a été choisée par les organisateurs pour recevoir le Trophée Querdenker remis en jeu chaque année.

Le SpaceShipOne à moteur à poudre et son avion porteur le WhiteKnight à turbines électriques, présentés par l'équipe Berlivet père et fils.

Drôles de bêtes
Gérard Jumelin avait apporté un très grand nombre de modèles, tous soigneusement emballés dans des boîtes en carton. Son nouveau Martinet revêt un plumage superbe, les barbules sont posées une à une au feutre indélébile, en jouant sur les couleurs pour donner du relief. Quelques bonnes heures passées pour transformer ce morceau de Dépron soigneusement poncé en un oiseau pratiquement aussi vrai que nature. Le vol est rapide, les trajectoires changeantes comme celles du volatile poursuivant les insectes pour se nourrir. La voilure reprend le principe des ailes volantes pures Horten, tout comme pour les Variantes déclinées dans des versions toujours plus nombreuses. La dernière pèse environ 17 g, et utilise des servos à mémoire de forme BioMetal. La pureté aérodynamique fait que malgré son poids très faible, elle arrive voler en extérieur, où elle se défend correctement.

Superbe décor posé au feutre sur ce Martinet
(Plan téléchargeable ici)
en dépron
de quelques grammes, conçu par Gérard Jumelin, sur le principe des ailes Horten.

Géométrie curieuse pour ce canard Mabil'Air de Gérard Jumelin, inspiré par les oeuvres de Calder.

 

Vague Souvenir, une Volupture de Gérard Jumelin, réalisée en chaussette de carbone moulée sur de nombreux gabarit.



La dernière version de la Variante de Gérard Jumelin pèse 17 g et utilise des servos à mémoire de forme. De nombreux modèles plus grands ont volé durant le week-end.

Ca n'est qu'après la remise des prix du dimanche, lorsque le vent est tombé d'un coup, qu'on a pu voir voler Vague Souvenir, une autre aile volante, cette fois réalisée en chaussette de carbone moulée en creux sur des gabarits, la composition a des allures de fer forgé, le poids en moins. Cette Volupture dissymétrique a participé à la biennale d'Art contemporain de Nîmes en juin dernier, exposée au sol mais aussi en vol au-dessus des Jardins de la Fontaine.
Gérard présentait aussi sa nouvelle version de French Courbe. La première a été construite voici quelques années, et évoluait uniquement en intérieur, pilotée par une radio à actuateurs. Cette version agrandie est en Dépron courbé à chaud et tube carbone. Un motoplaneur 2 axes au vol tranquille, avec une hélice repliable. Très astucieux, il est facile à transporter puisqu'entièrement démontable ; le plan a été publié dans Modèle Magazine.

L'élégant motoplaneur French Curve de Gérard Jumelin, un 2 axes au vol tranquille en carbone et dépron finement poncé, entièrement démontable.

Autre animal curieux, l'Ecureuil volant à l'œil malicieux de Lutz Nakel est également bien sympathique. Un moteur central, deux gouvernes mixées, et ça se remue dans tous les sens. Un idée simple et une réalisation facile en font un sujet très sympa.

Un morceau de dépron, un peu d'imagination,
et voici un écureuil volant original (plan téléchargeable sur stephanb.rchomepage.com)
e
t très remuant. Et quelle malice dans le regard !

Xavier Schmitd venu de Suisse s'est fait remarquer avec ses modèles qui ne peuvent pas passer inaperçus... Pour commencer, sa Vache expert-emmental (c'est marqué dessus !) est très réussie au niveau look, avec sa robe blanche tachée de noir et sa bonne « bouille ». Le fuselage est en fibre de verre, tiré d'un moule en 5 ou 6 parties ! Un moule perdu aurait été plus facile à réaliser, mais son concepteur a pensé à d'autres qui pourraient être intéressés, pour gonfler les rangs du troupeau... Pour la voilure, le concepteur s'est adressé à un spécialiste, l'aérodynamicien Martin Hepperle qui a pu donner des conseils sur les profils à utiliser et leur calage en fonction de la forme générale. Malheureusement, un souci dans l'alimentation du moteur thermique n'a pas permis à la bête de prendre son envol. Elle va sans doute être rééquipée bientôt d'une motorisation plus efficace et plus écolo, en électrique.

Conçue par le Suisse Xavier Schmidt,
cette vache a fière allure.
Elle n'a malheureusement pas pris l'air
pour cause de moteur récalcitrant.

Le Grand Zigotto du même auteur est tiré d'un plan de Jean Guillemard publié dans Modèle Mag au mileu des années 70. Mais les dimensions ont été multipliées, et le planeur mesure maintenant 6,30 m d'envergure, pour une masse de 10 kg avec son pylône moteur électrique. La construction est fidèle à l'original, tout en structure, ce qui n'est pas fréquent sur un modèle de cette taille.

6,30 m d'envergure et de structure pour ce très Grand Zigotto construit par Xavier Schmidt venu de Suisse. L'original bien plus petit avait été conçu par Jean Guillemard dans les années 70.

Ce modéliste à l'humour décalé présentait un autre modèle, un liner bimoteur à turbine dont la partie avant est en fait un phallus fignolé dans les moindres détails ! D'après son concepteur, c'est sa façon de voir l'Air Force suisse...

Alors là, il fallait oser. La partie avant de ce liner « traité maquette » se passe de commentaires...

Jacques Monange a improvisé un avion canard autour de l'aile d'un trainer CloudDancer. Le moteur est placé au centre du modèle, entouré d'un gros conduit circulaire qui devrait être articulé pour offrir une poussée vectorielle. La surface latérale est certainement insuffisante, surtout en arrière du centre de gravité. Pour l'instant, ça part en vrille.

 

Ah, un moteur thermique... L'aile de ce canard est issue d'un trainer du commerce. Le tube placé derrière le moteur devrait être articulé pour fournir une traction vectorielle. Ca demande encore un peu de mise au point...

Délires !
L'incontournable Peter Hass crée chaque année un engin énorme autour de son ensemble électrique favori composé de 2 puissants moteurs AXI 5330 alimentés par des Lipo 9S 5000 mAh. Cette année, il rendait hommage aux extra-terrestres et à E.T., avec une soucoupe volante de 2,50 m de diamètre et 23 kg, inspirée du Disco de BMI. La construction fait appel au polystyrène renforcé de contre-plaqué et marouflé au papier. Comme d'habitude, l'appareil reçoit de nombreux accessoires inutiles au vol mais qui participent à enrichir le thème choisi, comme des figurines en plastique mais aussi de nombreuses lampes sur la périphérie... Décollage face au vent, pas dans l'axe de piste, la masse est tractée doucement mais sûrement par la puissante motorisation. Le pilotage impose visiblement une forte concentration à cause de l'importante traînée. A l'atterrissage sans rebond, la soucoupe entrainée par son inertie donne l'impression de voir s'arrêter une locomotive !

Vraiment imposante, la soucoupe volante de Peter Hass, que ce soit au sol comme en vol.
Ce grand modèle de 23 kg est équipé de 2 moteurs électriques.

Romain Berlivet a conçu un jet qui pourrait être issu d'un manga ou d'un film de science fiction. Voilure en double croissant de lune, l'un avec les pointes vers l'avant, l'autre vers l'arrière. Les gouvernes triangulaires n'inspiraient guère confiance aux connaisseurs. Et pourtant, ça vole. Le nez court nécessite une longue perche avec du lest pour obtenir un centrage correct. Le samedi, la poutre en carbone était un peu trop souple, ce qui créait un mouvement continuel sur l'axe de tangage... Pas facile d'anticiper les trajectoires. Le dimanche, la poutre a été remplacée par une plus rigide, et là, les trajectoires étaient tendues comme celles d'un vrai jet. La cellule est intégralement en polystyrène extrudé découpé au fil chaud. Le profil est mis en forme par ponçage à la main, au feeling... puis le tout est entoilé au vinyle adhésif. Pour déterminer le point de centrage, quelques protos en dépron version vol libre ou pilotés par une radio de X-Twin ont été réalisés.

 

Une géométrie étonnante pour ce jet à turbine conçu par Romain Berlivet. Son HK4 est découpé dans du polystyrène extrudé recouvert de vinyle. La longue perche supporte un plomb de centrage.

Idée simple mais très remarquée, la Tour Eiffel de Josep Ortiz venu d'Espagne, qui participait pour la première fois. Il est venu spécialement pour le concours, et il a prolongé son séjour par un peu de tourisme. Deux triangles en dépron montés en croix, la pointe vers l'avant. Quelques renforts en plat de carbone, du feutre noir indélébile pour compléter le croisillonnage et la maquette est tout à fait reconnaissable... réalisée à l'échelle 1:300 ce qui est une valeur inhabituelle... Le moteur est monté au centre du modèle, l'hélice est bien protégée. Un mixage delta pour les élevons, la dérive de la partie haute est aussi articulée, tandis que toute la partie basse peut être retirée quand les conditions météo ne sont pas les meilleures tout en améliorant la visualisation.

 

Josep Ortiz venait d'Espagne, pour présenter sa Tour Eiffel. Il fallait y penser.

Yann Lecun, un modéliste français vivant aux USA s'était déplacé avec son Naboo Cruiser, sans doute issu d'un Star War. Il pourrait s'agir d'une aile volante, mais un stab est quand même présent à l'arrière. Sur les 4 nacelles intégrées dans l'aile, seules 2 sont équipées de turbines électriques. La silhouette est assez inhabituelle en vol, mais le comportement est sans histoire.

Yann Lecun est venu des Etats-Unis pour faire voler son Naboo Royal Cruiser biturbine.

A suivre...
D'autres machines ont volé dans le ciel de Boissy, elles sont visibles sur les photos. Avec une météo meilleure, il y en aurait eu encore d'avantage. On constate que très peu sont issues de kits, preuve que les modélistes ont toujours des idées, et que l'envie de construire persiste.
Rendez-vous est pris en septembre prochain pour l'édition de Neederweert, en Hollande. D'ici là, bonnes expérimentations, certains sont déjà en train de plancher sur leurs prototypes...


Bel effet de relief réalisé à l'aérographe
sur cette aile volante Cheranovsky construite
en dépron, à la maniabilité étonnante.
Issu d'un plan de Benoit Paysant-Le Roux, ce Coléo reproduit par Gregory Zietec a vraiment une allure particulière en vol.
L'Euroship de Paul Visser est un mélange de Starship et d'Eurofighter. Ce jet à turbine électrique a été l'un des rares modèles à être crashé durant le week-end.
Le club sait faire un peu de pub, avec ce logo volant.
Tentative de traction vectorielle sur ce paramoteur à moteur thermique.
 

 

Présenté par Jean-Michel Coeur, ce X-Wing issu d'un kit a été remotorisé en électrique. La fusée accrochée dessus n'a pas été tirée en vol...

Un aperçu des coupes et trophées. Chaque pilote est reparti avec un souvenir.

Contacter l'auteur : laurent@jivaro-models.org

 

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