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25 septembre 2016
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Messerschmitt BF 109

Présentation : Emmanuel Elie

J'ai toujours voulu un warbird !

... Sauf que je viens du planeur, que je débute en avion, que je ne vole pas souvent, que, que, que... ben ouais, mais j'ai toujours voulu un warbird !

Allons-y Alonzo ! Comme dit le bon docteur... Pour un premier warbird, faisons dans le simple, pas compliqué à construire ni à réparer.

En fouillant le net, par exemple cet excellent post sur rcgroups.com, on trouve des tas de choses toutes faites. En particulier des plans déjà prêts pour des modèles de type silhouette, avec les faces dessus, dessous et divers côtés à la bonne échelle.

Le principe est d'imprimer en couleur laser tous les gabarits qui font décor, collés à la 3M77 et on coupe directement sur le Depron quand c’est possible.

Au passage, ce décor est aussi rigidifiant pour la structure, et forme une peau protectrice pour le Depron.

Alors qu’est-ce qu’on attend ?

Après un essai raté sur un P40 silhouette sous-motorisé, je suis reparti sur l'idée des silhouettes en poussant un peu plus loin pour cacher motorisation et électronique, et avoir un vrai profil d’aile.

Donc fuselage avec 2 flancs qui se rejoignent en U pour faire une poutre arrière plus rigide, et aile à profil simple, mais un vrai profil quand même et un léger dièdre.

Il me fallait une forme permettant une poutre arrière rectiligne ou presque dans sa partie supérieure, une dérive et des stabilisateurs regroupés, et des ailes trapézoïdales.
Si en plus les proportions préservaient un levier de stab correct pour la stabilité, ce serait le top.

Me 109 Ferté-Alais

Le Messerschmitt Bf 109 réunit tous les critères. Certes, les croix gammées, ce n’est pas ma tasse de thé, mais cet avion est beau, et puis il y en avait un bien fait sur le net, et puis avec une résolution permettant de retravailler le fichier, et puis… Et puis c’est tout !

Décor

Tout est en Depron de 3 sauf l'intrados de l'aile en 6 mm.

Le roulé du fuselage est formé au décapeur thermique à faible puissance et l'arrière du fuselage vient pincer la dérive, elle-même porteuse du stab.

Un renfort carbone longe la moitié avant de chaque flanc et reprend les efforts du couple moteur. Le profil de l’aile poursuit cette rigidité vers l’arrière, jusqu’à la poutre de queue dont le roulé et un simple renfort de Depron suffisent.

L’aile est constituée d’une semelle en Depron de 6 mm copieusement poncée, recevant une feuille de 3 mm formant l’extrados, recoupée et poncée après collage pour former le bord de fuite. Un tube carbone de 3 noyé dans l'aile, légèrement coudé au centre (un coup de décapeur thermique) et collé sur une petite semelle de Depron taillée en sifflet pour faire l'épaisseur et l’on obtient une aile bien rigide, assez légère, et avec un profil convenable.

Moteur perso au Kv inconnu au format 2408, lipo 1000 mAh 3S et hélice 8''x6''.

Vous voulez voir à quoi ça ressemble avant de rentrer dans les détails ? Et hop, voilà l’oiseau prêt à subir tous les outrages.

Me 109

Caractéristiques techniques

Nom : Messerschmitt Bf 109
Envergure : 83 cm
Longueur : 75 cm
Surface : 11 dm²
Poids : 320 g
Charge alaire : 29 g/dm²
Centrage : 57 mm du bord d'attaque
Moteur : Brushless 1format 2408
Hélice : 8''x6''
Batterie : 3S 1000 mAh
Radio : 3 voies (possible 4), aucune programmation obligatoire


Et ça vole comment ?

Ben, super bien en fait. Etonnamment bien même, pour un bout de mousse pensé sur un coin de table.

Les trajectoires sont tendues, le vol lent reste gentil, le vol rapide, sans être un racer, est bien assez rapide pour mes yeux. Sur ce chapitre, ma motorisation reste modeste, et même si le modèle monte presque déjà à la verticale, la cellule doit supporter plus puissant, avec une hélice plus véloce pour ceux que cela tentera. Eventuellement, le renfort Depron de la poutre pourra passer de 3 mm à 6 mm.

La voltige simple à base de tonneaux et boucles est une formalité. Par contre le vol dos demande à être très soutenu, le profil épais et plat n’étant pas fait pour cela.

Comme j’aime avoir des débattements un peu réactifs - vive l’exponentiel - tout cela peut se faire dans un petit volume. L’aile ne bronche pas. J’ai tenté une boucle inversée en partant de pas très haut. Euuh… Faut pas l’faire. Et un poireau dans le champ, un ! Au moins c’est un bon test pour la solidité. Bilan, le nez mâché avec les renforts carbone un peu décollés, le support moteur en contre-plaqué trop léger cassé, le support de servo d’ailerons un peu décollé aussi et... c’est tout ! Bref 15 minutes après, il revole.

Ayant choisi de garder la dérive fixe, pas de renversement au programme.

Par quoi on commence ?

Par le fichier image qui servira de patron, décor, renfort, etc.

Un coup de votre éditeur graphique préféré, pour ajuster éventuellement contraste et couleur. Puis on regroupe les deux flancs par le dos de la poutre arrière. J’en ai profité pour faire un léger étirement de la partie haute de chaque poutre, de manière à compenser la perte de longueur due à la courbure. Le résultat pourrait être meilleur et plus progressif, mais j’ai fait simple.

Pland de découpe A4

Le plan du Messerschmitt Bf 109 à imprimer en couleur sur 8 feuilles au format A3 est téléchargeable.
(PDF, 10 Mo. Clic droit sur l'image puis "enregistrer la cible du lien sous...)


Fichier DXF

Ceux qui possèdent une fraiseuse numérique pourront découper le Depron à l'aide de ce fichier .dxf. (465 ko. Merci à Christophe Malapel qui l'a retracé.)

Ensuite on constitue une batterie de morceaux qui serviront de raccords. La partie supérieure du cockpit et du nez qui seront refermés par une simple planchette de Depron. Mais aussi des raccords de bord d’attaque de l’aile, de fermeture des ailerons après découpe, de dessus et dessous d’emplanture d’aile, et de renfort de la mise en croix du stabilisateur arrière.

Si le rendu d’ensemble vous convient, les fichiers prêts à imprimer en A3 sont téléchargeables. Si vous voulez retravailler un peu l’ensemble, je les ai au format Photoshop™.

Le fuselage et les empennages

Là on peut appliquer à l’aveugle la technique du patron. On découpe le papier en gardant une marge, on bombe, à la 3M77, le recto des décors du fuselage ainsi que ceux d’un côté du stabilisateur et de la dérive, et on plaque sur le Depron.

ATTENTION : La 3M77 est très adaptée à ce type de collage. Elle s’applique en couche légère, colle bien et tire peu de sorte que le Depron ne se déforme pas, mais elle n’est pas ou très peu repositionnable et ne glisse pas.

Il reste à sortir sa meilleure lame de cutter et à détourer proprement tout cela. Les empennages recevront le coup de colle pour y appliquer la seconde face de leur décor. Pour le stabilisateur, j’en ai profité pour y noyer une baguette de bois dur de 3 mm, collé elle aussi à la 3M77, et qui servira de bord d’attaque du volet mobile.

ASTUCE : Pour placer convenablement les secondes faces de décors, je prépare ces dernières en découpant quelques encoches en ‘V’, à des emplacements judicieusement choisis, la pointe à la limite extérieure du tracé et l’ouverture s’en éloignant.

Ainsi, même sur le recto, il est possible de ''voir'' le positionnement du décor pour venir y appliquer la pièce déjà détourée.

Colle 3M

Lorsque le fuselage est découpé, il faut ensuite le rouler pour la partie supérieure de la poutre. Pour ce faire, j’ai utilisé un décapeur thermique à faible puissance (faites des essais sur des chutes avant) et des morceaux de carton, de type grand calendrier découpé, pour isoler les parties devant demeurer planes.

Le meilleur résultat a été obtenu de la manière suivante :

  • Fuselage posé sur une table plane, côté décor, le bas d’un flanc en bordure de cette table, pincé sur la table et protégé par un premier morceau de carton de calendrier.
  • L’autre flanc est pincé entre deux couches de carton de calendrier, ces deux couches étant en fait un seul morceau plié en deux, l’arrête formée venant rigidifier l’ensemble.
  • On chauffe doucement, sur toute la longueur à rouler, en étant un peu plus insistant sur l’extrême arrière, qui sera roulé le plus serré. On cherche à obtenir un angle d’environ 20 degrés entre les deux flancs, avec un arrondi régulier sur le haut de la poutre.

Puis chaque flanc est légèrement plié, suivant une ligne allant du pied de dérive à la limite supérieure du cône d’hélice (la partie jaune), en utilisant deux grandes règles rigides, une pour marquer le pli à l’intérieur, l’autre pour redresser le flanc sur sa longueur. Ainsi, les flancs sont parallèles, tout en ayant une forme de la poutre arrière approchant celle du vrai Bf109. Au plus épais du fuselage, c’est la largeur de ma batterie de propulsion qui m’a servi de repère pour une largeur intérieure maxi de 38 mm.

Partie arrière courbée Renforts fuselage

Il reste à insérer la dérive, pincée entre les flancs. Coller les deux tubes renforts carbone de 3 mm, les divers renforts Depron de 3 mm, ou 6 mm si vous êtes de nature inquiète, et le couple moteur en contre-plaqué. Veillez à garder une géométrie correcte du fuselage. Pour ces collages, j’utilise de la PU (colle polyuréthane) que je trouve très légère, ayant une super accroche sur le Depron, et pas si complexe à utiliser si l’on tire bien avant d’humidifier et que l’on surveille un peu les excès pendant la prise.

Sur le dessin silhouette, vous retrouvez en bleu le pointillé qui matérialise le pliage, en marron le couple moteur en contre-plaqué (pas de piqueur ou très peu, mais pensez à mettre de l’anti-couple), en gris sombre les renforts carbone qui reprennent sur le couple moteur, et en rouge les renforts Depron.

Enfin, il faut détacher la verrière, d’un coup de cutter neuf. On part de l’arrière de la verrière, on descend pour couper et inclure un bout du renfort Depron, et pour une ouverture suffisante, on prolonge de 3 à 4 cm en avant de la verrière avant de remonter. Une languette Depron collée sous le renfort, et un aimant à l’arrière la maintiendront très bien en place.

Les ailes, les ailes, les ailes...

On va pratiquer différemment du fuselage. Il s’agit de former par ponçage l’intrados de l’aile en Depron de 6 mm. L’idée est d’arriver aux profils saumon et emplanture ci-dessous.

Aile

En bleu ciel l’intrados en 6 mm. En bleu dur, la peau d’extrados en 3 mm. Au bord d’attaque, un scotch, et au centre de gravité, le longeron carbone sur sa semelle en Depron.

En s’aidant d’un décor d’intrados, découper l’intrados trapézoïdal des deux ailes d’une seule pièce. Il faut retrancher 45 mm à la corde de saumon et 53 mm à la corde d’emplanture. Protéger les parties planes par un scotch qui sera retiré ensuite, et poncer en forme. La partie bord d’attaque est surtout poncée pour faciliter le roulage de la peau d’extrados, alors que la partie bord de fuite conditionne la qualité du profil.

Préparer le longeron en tube carbone de 3 mm. Il suit l’envergure, à 65 mm du bord d'attaque à l'emplature, s’arrête 10 cm avant le saumon et est posé sur deux semelles en Depron de 6 mm taillées en sifflet.

ASTUCE : Le longeron est légèrement plié en son centre pour former le dièdre. Un coup de décapeur thermique permet de ramollir assez la résine pour une pliure nette sans perdre toute la rigidité du tube. Les inquiets pourront dépolir au papier de verre et coller une chaussette de verre à l’époxy.

L’intrados en Depron de 6 mm est aussi plié pour le dièdre. Au jugé, j’ai opté pour une valeur de 3 cm en bout d’aile, l’autre restant posée à plat.

Découper deux peaux d’extrados en Depron de 3 mm en prenant de la marge pour la partie arrière.

ATTENTION : L’effet de flèche au bord d’attaque impose de prendre plus large pour la peau côté saumon au risque de manquer de matière.

Scotcher, bord d’attaque à bord d’attaque, la première peau d’extrados, et venir la rouler en position.

ASTUCE : A ce stade je maintiens la peau en place avec quelques poids et je passe un léger coup de décapeur thermique pour pré-contraindre la peau.

On en profite pour tracer et découper la peau à l’emplanture, puisque la flèche du bord d’attaque et le dièdre nous donnent ici un excès de matière.

Vient ensuite le moment de refermer une première aile. Je fais cela à la PU en étant un peu généreux et en humidifiant bien avec un spray. Sur un chantier bien protégé, on encolle une semelle, la moitié du longeron, les bords d’attaque et de fuite de l’intrados, et on referme le tout avec des poids pour maintenir en place.

ASTUCE : La PU colle bien sur pas mal de choses, mais, une fois bien sèche, elle adhère moyennement sur le scotch marron de type déménagement ou emballage. C’est une solution simple pour protéger des parties d’un chantier ou même du modèle sur lequel on est en train de travailler. Ainsi je protège le dessous de l’intrados au niveau du bord de fuite. De cette façon, l’excédent de PU se retire assez facilement sans martyriser cette partie.

On attend surtout que la PU soit devenue dure pour faire de même avec la seconde peau, en n’oubliant pas le collage bord à bord des deux peaux à l’emplanture. Reste à couper l’excédent de peau au bord de fuite, et à poncer le bord de fuite pour avoir un intrados bien plat et un bord de fuite bien fin. Pour un beau bord de fuite, j’ai eu besoin de finaliser le ponçage légèrement par l’extrados.

C’est le moment de coller les décors intrados et extrados en prenant soin de les faire dépasser au bord de fuite de 1 à 2 mm, de manière à ce qu’ils soient collés ensemble pour refermer le bord de fuite. Les raccords de bord d’attaque et d’emplanture terminent le travail avant la découpe et l’éventuel ponçage des saumons.

Puis on entaille et biseaute les ailerons, sans traverser le décor d’extrados qui fait charnière, et l’on referme la découpe avec des raccords constitués d’une impression supplémentaire des décors concernés.

L'assemblage final

Pour placer l’aile il faut découper son passage au travers des flancs du fuselage. Une découpe d’aile plate est matérialisée sur le dessin, l’intrados est le bon, vous pouvez le suivre. Pour le stabilisateur, la découpe est aussi dessinée, mais pour du 6 mm. Pas grave, il y a des pièces de renfort qui viendront masquer cela.

Pour placer le stabilisateur, il faut en détacher le volet mobile, découper le passage du stabilisateur dans la dérive, pour y glisser le volet mobile puis la partie fixe du stabilisateur. Le volet mobile sera ensuite articulé au scotch cristal.

La mise en croix permettra de coller l’aile en place (encore la PU). Pour le stabilisateur, un trait de colle type ''Resist à tout'', avant de coller les raccords de décor qui font aussi office de renfort.

Assise stab Empennage Servo profondeur

A gauche, stabilisateur en place avec le raccord de décor. Au centre, le même côté tringlerie et guignol et une vue sur le servo de profondeur mis en place par dessous dans la poutre de queue. La dérive est restée fixe, mais vous pouvez la rendre mobile aussi. On distingue quelques stigmates à la jonction poutre/dérive. Ils sont dus à mon planté de poireau après avoir tenté une boucle inversée à trop basse altitude…

Vous équiperez le modèle en guignols, tringleries, servos et autre moteurs suivant vos goûts, afin d’obtenir un centrage à 57 mm du bord d’attaque.

Servo aileron Cabine amovible

Une vue sur le servo d’ailerons implanté dans le nez en avant de l’aile, très accessible, et qui va directement aux ailerons par le dessus de l’aile. Vue aussi de la verrière, qui accède au récepteur et à la batterie fixée au velcro sur l’aile. Le contrôleur est dans le nez en partie haute, bien à l’abri dans l’alvéole formée par le renfort Depron horizontal. Là aussi quelques stigmates visibles, mais bien moins que le choc ne l’aurait laissé penser.

Et voilà, c’est terminé, et largement plus simple à faire qu’à décrire. Pour protéger tout cela, j’ai fait une erreur. J’ai voulu employer le fameux vernis-colle dont il est vanté les mérites dans toutes ces émissions de déco à la télévision. Ne le faites pas, c’est nul. Ce vernis s’étale très mal et sèche très vite, résultat, plein de trace de pinceau partout. En plus il ramolli le papier et reste mou, ce qui est assez préjudiciable au résultat final sur la rigidité, par exemple celle des ailerons. Si c’était à refaire, je tenterais un vernis acrylique neutre en bombe. Si vous en faites l’expérience, je suis preneur de vos avis.

Yapluka...

Voler, pardi ! Centrage fait, accu chargé, face au vent. Je saisi le modèle en pinçant le bord de fuite de l’aile par le dessous ouvert du fuselage, mi-gaz, et c’est parti.

Centré comme indiqué et calé au plan, si la dérive est correctement calée elle aussi, ça doit partir à plat sans aucune correction. Le mien vole en palier au tiers des gaz en soutenant à peine.

Mes débattement sont de 15 mm, avec de l’exponentiel partout. Pour rester docile mais être démonstratif. La boucle serrée tourne sur moins de 3 mètres et les tonneaux tournent en moins d’une seconde.

Le principe de construction est simple, le rendu esthétique me plait, et les qualités de vol me comblent. Du coup, je risque de reprendre une petite dose de P40 ou autre Bearcat. Je rêve aussi d’un Caudron C561, mais là, ce serait avec un profil symétrique un peu fin pour vraiment voler comme un racer…

Contacter l'auteur : manu@jivaro-models.org

 
 
 
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