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19 février 2013
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Micro Spacewalker

20 ans, déjà !

Eh oui, c'était dans le numéro le numéro 154 de RCM, plus précisément celui de février 1994 qu'a été publiée la présentation de ce Micro-Spacewalker accompagné de son plan encarté. A l'époque, on s'arrachait le magazine dès sa sortie chez le libraire, et pas seulement à cause de la belle Fanny qui posait sur la couverture...

RCM 154
Spacewalker Page 1 Spacewalker Page 2
Spacewalker Page 3 Spacewalker Page 4 Spacewalker Page 5
Si la construction de ce petit avion piloté en 2 axes vous tente, le plan retracé est téléchargeable. L'article ci-dessus est celui publié voici deux décénies...

Une vingtaine d'années séparent ces deux images... On peut presque se demander lequel des 3 entre l'ami Guillaume, le pilote Laurent ou le Micro-Spacewalker a pris le plus de rides. C'est sans doute l'avion lui-même puisque l'entoilage est un peu détendu... Pour la charge alaire, y'a pas photo...

Les équipements électroniques avaient un coût inversement proportionnel à leur taille. Les microservos de 19 g (!) se vendaient environ 400 F, soit près de 60 € pièce ! Les prix et les poids sont maintenant pratiquement divisés par 10...
Ci-dessous, le Pro-Tronik est un microservo grand public actuel. Le monstre à côté est un Futaba S143, dont les dimensions sont semblables au Robbe RS-500 utilisé dans l'avion !

Côté moteur, quelques illuminés se lançaient à fond dans l'électrique avec des moteurs à balais et des batteries Ni-Cd bien lourdes Toute la chaîne de propulsion devait être optimisée pour que l'engin puisse tenir l'air, bien souvent pour des vols de quelques minutes seulement. Même les détaillants ne comprennaient pas pourquoi on leur achetait des "moteurs de bateau" en prétendant qu'ils allaient être montés dans un avion ! Quelle (r)évolution depuis...

Le moteur thermique qui équipait le petit Spacewalker présenté ici était ce qui se faisait de plus petit, avec une cylindrée de 0,16 cc. Gavé au nitro, il entraînait une minuscule hélice de 3''x1,25'' dans un miaulement aigu...

Remonté de la cave, équipé de microservos Pro-Tronik 7320 NG-D de 2,6 g (et quelques euros), il a reçu un minuscule moteur brushless C05 3700 kV et un petit pack Lipo 2S 360 mAh qui permettent de réduire la masse finale de 25%, tout en multipliant l'autonomie par 10... L'avion en ordre de vol pèse maintenant 112 g contre 160 g auparavant.

La boîte de stockage en carton plume qui servait également de banc de démarrage a bien résisté au temps malgré l'imprégation et l'odeur tenace de l'huile de ricin qui s'est répandue un peu partout...

Article publié à l'origine en février 1994 dans RCM.

Micro-Spacewalker
Semi-maquette de poche

Présentation : Laurent Berlivet

Ce petit Spacewalker à l'échelle 1/14e mersure 57 cm d'envergure et pèse 112 g en ordre de vol.

A l’heure actuelle où la tendance est au p’tits gros, voire au gigantisme, il reste quelques irréductibles réducteurs qui tentent de communiquer leur passion. Voici donc un Spacewalker à l’échelle 1/14e que vous pourrez emmener partout.

Quelques mots du grand avant tout

Le Spacewalker est un monoplace de construction amateur américain tout récent puisqu’il a volé pour la première fois en 1986. Il a été dessiné par Jesse Anglin. Il est propulsé par un moteur de 65 cv. La structure du fuselage est en tube acier et couples en bois. Le longeron d’aile forme un solide caisson sur lequel sont enfilées les nervures en contre-plaqué. Les empennages sont également en tube d’acier.
L’avion est particulièrement reconnaissable avec son gros capot, son habitacle ouvert, ses carénages de roues et son aile à fort dièdre, ainsi bien sûr qu’à sa décoration bien particulière. Pour information, les plans du grandeur sont vendus 145 $…

Revenons à nos microbes...

Le modèle présenté fait partie de la catégorie des 1/4A, que l’on peut classer d’après leur surface d’aile inférieure à 10 dm². Cette formule qui fait ressembler ces modèles à des jouets nécessite toutefois une certaine expérience en matière de construction. Le poids étant le principal obstacle, il faut savoir faire solide mais léger. Trop de modélistes disent du mal des petits modèles, souvent construits trop lourds « par prudence ». Il s’en suit alors une charge alaire élevée d’où des caractéristiques de vol désastreuses et une inertie aucunement bénéfique en cas de choc.
La structure du modèle présenté est composée presque intégralement de balsa léger et tous les collages sont faits à la cyano.

Conception

J'avais eu l'occasion d'essayer le moteur sur le Pedlap'1, un motoplaneur en deux axes de 155 g pour lequel il avait montré toute sa puissance. Je pouvais donc construire un modèle beaucoup plus chargé mais qui ressemble cependant à quelque chose d'existant.
Tablant sur un poids total de 200 g à ne pas dépasser et une charge alaire de 35 g/dm², je traçais les lignes du Spacewalker, veillant toutefois à ce que la radio puisse entrer dans le fuselage. Vu la forme de l'aile qui comporte un dièdre important, ce sera un 2 axes. Cette aile sera par ailleurs démontable pour que l'avion entre dans une malette en vue de participer au Gentleman Flyer Contest. Cette aile a une corde de 10,5 cm, ce qui est tout à fait correct (si Monsieur Reynolds me rencontre, je passe à la casserole, c'est sûr !). Elle comporte un longeron sur le quart avant, destiné, d'après de vieilles revues de vol libre, à servir de turbulateur. Son profil est l'Eppler 387 très légèrement creux et déjà testé sur le motoplaneur cité plus haut.

Construction

Balsa léger et cyano sont les secrets des maquettistes 1/2A. Le fuselage est construit sur le dos. Les flancs ont été ajourés sur l'arrière (histoire de dire car on n'est pas au demi-gramme près). Ne pas oublier l'encoche pour le passage du stabilisateur.
Le couple moteur est en balsa 2 mm coffré de part et d'autre de contre-plaqué 0,4 mm. Les autres couples sont en baguettes 3x3 pour permettre une accessibilité maximum. Après coffrage du dessous, on retourne et on passe les gaines de commande blanches de 2 mm, collées contre les flancs. Pose des demi-couples arrondis puis on recouvre l'avant avec des lattes en balsa 2 mm (monocoque). On découpe alors le trou du pilote.
L'arrière reçoit des baguettes 2x2 découpées dans une planche. Ne pas oublier celles qui se trouvent sur chaque flanc pour former une facette après entoilage.
L'aile est construite en trois parties. Pas de difficultés particulières sinon qu'il faille mettre une cale de 1 mm sous les queues de nervures pour que le bord de fuite reste creux.
Les clés d'aile sont faites de bâtons de glace en hêtre. Des cales de 28 mm seront placées sous les nervures externes lors du collage des fourreaux de clé d'aile. De la cyano est ensuite infiltrée dans ces fourreaux pour durcir le balsa et éviter du flottement par la suite.

Le train en corde à piano de 1 mm est ligaturé au fil à coudre sur le bord d'attaque et sur le longeron inférieur, le tout renforcé en imbibant de cyano. On coffre ensuite cette partie centrale avec du balsa 1 mm dessus/dessous. On colle alors les saumons et on profile le tout avec soin. Les empennages sont en baguettes 2x5 tirées d'une planche. La baguette qui raccorde les volets de stabilisateur est en samba 2x2 poncée en biseau pour permettre le débattement des volets. Ca peut sembler léger mais c'est tout à fait satisfaisant.
Les roues sont en balsa 2 mm coffrées contre-plaqué 0,4 mm. Emmanchées sur la mini-perceuse, elles sont passées au papier de verre fin pour être parfaitement centrées. Les pneus sont en mousse polyuréthane cylindrique de 5 mm de diamètre. Je remercie au passage l'ami Pierre-Yves pour le « tuyau ». Cette mousse se colle parfaitement à la cyano et se peint très ben. Les carénages sont en balsa 6 mm très tendre, ajouré pour le passage de la roue, coffrés de balsa 1,5 mm de chaque côté et profilés.

Finition

La structure étant du genre poids-plume, l'entoilage a été réalisé à l'Oracover car il a l'avantage de ne pas se déformer au soleil, ce qui serait catastrophique sur ce genre de cellule.
Le décor du grandeur a été respecté. De la peinture rouge a été passée à l'intérieur du « capot moteur ». Tout le reste est donc entoilé et les parties rouges et jaunes délimitées par un filet autocollant noir de 0,5 mm. Il en a fallu pas moins de 5 mètres sans faire de chutes, pour l'aile, le fuselage, le stabilisateur et les carénages ; la dérive étant en 1 mm car j'étais arrivé au bout des deux rouleaux que j'avais en stock. Ces filets ont reçu une fine couche d'enduit nitro pour éviter qu'ils ne se décollent.

Un tronçon central se visse sous le fuselage. Les demi-ailes se plaquent de chaque côté, ce sont des bâtons de glace qui font office de clé d'aile. Le verrouillage est assuré par une corde à piano pliée en U qui se glisse par le dessous.

La verrière est découpée dans du rhodoïd de 0,3 mm, le gabarit est sur le plan. Le tour de la cabine est constitué d'un rond de mousse de polyuréthane de 3 mm, peinte en jaune. Les inscriptions sont en lettres transfert protégées d'un coup de verni passé à toute vitesse pour ne pas les faire fondre. Les carénages de roues sont fixés avec des boutons pression et maintiennent les roues en place. Ces boutons sont ligaturés et collés à l'époxy. Le rôle de ces boutons pas vraiment réalistes, mais toutefois peu visibles, est de sauter en cas de choc, libérant le carénage et la roue. Le faux moteur et le pilote (obligatoires pour une maquette, même approchante, sinon inutile de faire un bel avion, autant construire une caisse à voler) sont sculptés dans du roofmat. Après un ponçage fin, ils sont peints à la gouache blanche non diluée pour boucher les trous. Une fois secs, ils sont décorés à la gouache ou à la peinture pour matière plastique. Passer ensuite une couche de verni polyuréthane pour protéger du carburant. Il ne faut pas oublier le tuyau de canalisation de l'échappement en gaine blanche et l'écharpe du pilote en soie. Les instruments du tableau de bord sont dessinés sur le plan.
La structure entoilée avec tous ces détails pèse 60 grammes.

L'entoilage est réalisé à l'Oracover. Le décor est celui du prototype.

Motorisation

Le moteur thermique, petite merveille de miniaturisation (le plus petit disponible sur le marché actuel) est un Cox Tee Dee 0,16 cc pesant 14,5 grammes, qui entraîne dans un bourdonnement aigu une hélice 3''x1;25'' à 28400 tours/minute. Son montage sur le modèle est un peu délicat car il faut démonter le réservoir pour lui faire ¼ de tour de manière à avoir le cylindre horizontal et le plongeur au fond du réservoir. Le cylindre est ensuite démonté pour passer les vis de 1,6 mm qui maintiennent le moteur sur la cloison. On remonte ensuite le cylindre et on pratique quelques découpes pour accéder au remplissage et au carburateur.

Equipement radio et bilan

La radio est composée de deux micro-servos RS 500, le récepteur est un Webra 4 voies de 19 g et l'accu est un 110 mAh Ni-Cd. Un 65 mAh était prévu au départ mais j'ai préféré avoir un peu plus d'autonomie. L'accu est placé dans le compartiment avant, ainsi que le récepteur enveloppé dans de la mousse. Les servos sont vissés sur des baguettes balsa 6x6. Les tringleries sont en cordes à piano de 0,6 mm pliées à chaque extrémité, donc sans chapes. Les guignols sont découpés dans une télécarte. L'antenne est roulée sur trente centimètres dans l'arrière du fuselage. C'est suffisant car on s'éloigne très peu avec ce modèle. Le pilote a été légèrement charcuté au niveau des poumons pour laisser passer les servos. La balance indique 160 g, soit 20% de moins que l'estimation du départ. La charge alaire tout à fait honorable est donc de 28 g/dm².

Les deux minuscules servos sont perdus dans le fuselage.

Le vol

Enfin, le grand jour arrive où il faut se prouver que l'on a réellement construit une maquette volante. On trouve un champ avec un bon petit matelas d'herbe car on n'est jamais trop prudent... Les vols seront faits directement au moteur. Le plein de carburant est effectué avec de la potion magique contenant 25% de nitrométhane nécessaires pour cette petite cylindrée. On démarre le moteur, le plus difficile étant de réussir à taper sur la minuscule hélice car, bien sûr, le ressort de démarrage si pratique a rendu l'âme... Ca y est, ça couine. On lance et... misère, c'est très instable et semble décrocher dès la moindre correction. On récupère le modèle cent mètres plus loin pour une seconde tentative qui se soldera par le même résultat.
Réflexion : le moteur tire suffisamment, le centrage a bien été calculé. Faut-il faire une incantation au dieu des Jivaros pour se faire pardonner ?

Retour à la caverne où l'on vérifie les ailes qui sont légèrement vrillées. Je place aussi une petite cale derrière le moteur pour fournir piqueur et anticouple que j'avais jugés inutiles. Séance suivante, on lance sans trop y croire et là, miracle, ça vole ! Le modèle vole plutôt queue haute et les gouvernes sont efficaces. La boucle est tentée et passe sans problème, le tonneau déclenché et quelques tours de vrille ne lui font pas peur non plus. Après une minute trente de vol, le moteur cale et le modèle redescend tout tranquille devant les membres de la tribu qui admirent au passage l'écharpe du pilote qui vole au vent. Un autre vol est réalisé, toujours aussi réussi. La nuit suivante sera très courte, la vision de l'oiseau demeurant pour hanter mon esprit...
Par la suite, d'autres vols ont eu lieu, avec le sorcier Pierre-Yves au chronomètre qui m'indiquait, à quelques secondes près, l'arrêt du moteur, pour vérifier sa régularité. Plus tard, disciple Guillaume m'a réalisé un magnifique petit réservoir s'intégrant parfaitement dans le capot pour tripler le temps de vol. Malheureusement, le moteur n'aspire pas assez et conserve donc son réservoir d'origine.

L'avion est posé ici à côté d'un poids de 1 kg... A droite, expo à la Ferté-Alais lors d'un meeting de p'tits gros. Celui du milieu est le prototype réalisé pour Modélavia et le gros à l'arrière un kit de chez Sig.

L'an passé, le Spacewalker a été admiré pas la troupe des « rigolos » du GFC 1993 que je salue au passage, où il m'a permis de terminer deuxième en catégorie « exotiques ».
Pour le transport et pour éviter que le moteur n'avale trop de poussière, j'ai confectionné une boîte en carton plume qui permet aussi de surélever le modèle lors de la mise en route. Je pense qu'un Cox 0,3 cc doit faire aussi bien l'affaire que le Tee Dee. Bien qu'un peu plus lourd, il est surtout meilleur marché.
Voilà, si vous vous sentez l'âme d'un jivaro, construisez des petits modèles, en vue de pouvoir un jour relancer les concours de micro-maquettes.

   
A droite, montage en "costume d'époque" pour l'édition du Gentleman Flyer Contest en 1993. Le challenge était de faire entrer un modèle complet et son émetteur dans une valise. Il fallait l'assembler le plus rapidement possible puis effectuer un vol de 2 minutes avec atterrissage de précision dans une cible...

Caractéristiques

Nom : Spacewalker
Echelle : 1/14e
Envergure : 57 cm
Surface : 5,7 dm²
Poids : 160 g
Charge alaire : 28 g/dm²
Moteur thermique : Cox Tee Dee 0,16 cc
Hélice : 3"x1,25"
Moteur électrique : C05 3700 kV
Hélice : 3"x2"
Batterie : 2S 360 mAh
Profil : Eppler 387
Radio : 2 voies
Particularité : 2 axes, aile basse

Débattements au plus large des gouvernes :
Profondeur : +- 12 mm
Direction : 15 mm de chaque côté


Plan Spacewalker grande feuille
Cliquer sur l'image pour télécharger le plan échelle 1 à imprimer sur une grande feuille. Format PDF, 590 ko.

Plan Spacewalker feuilles A4
Cliquer sur l'image pour télécharger le plan échelle 1 à imprimer sur 8 feuilles format A4. Format PDF, 1,5 Mo.

Contacter l'auteur : laurent@jivaro-models.org

 
 
 
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