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Sujet ajouté le
3 janvier 2015
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Présentation : Laurent Berlivet

Depuis des milliers d'années, les hommes, cloués au sol, sont fascinés par ce qui vole et notamment les oiseaux. Il y a un peu plus d'un siècle, les balbutiement de l'aviation ont tenté quelques pionniers à s'aventurer du côté des ailes battantes, sans grand succès. La nature ne se laisse pas si facilement imiter, la puissance et la complexité des mécanismes demeuraient inabordables. Quelques appareils sont apparus sur le marché du modélisme il y a une quinzaine d'années. Celui qui nous intéresse aujourd'hui en est issu. C'est un ornithoptère dont le mécanisme est actionné par un brushless. Il est commercialisé par Hobby King.

Premiers essais du Pterodactyl Ornithopter. La météo n'était pas de la partie mais on avait hâte d'essayer. Il est poursuivi pendant le vol par un petit quadricopter de course, la Porket 250 en FPV.

Caractéristiques techniques

Nom : Pterodactyl Ornithopter
Marque : Rocsky
Distributeur : Hobby King
Envergure : 125 cm
Longueur : 96 cm
Poids : 670 g

Moteur : Brushless
Batterie : 3S Lipo 11,1 V 1300mAh
Radio : 4 voies
Prix indicatif : 143 € (PNF)

  Ca couve quelque chose...

Le kit
Big box
Le Pterosaur Biomimetic Ornithopter est livré dans une grosse boîte en carton. La version bleue façon dragon volant visible sur le couvercle n'est pas disponible chez Hobby King. Il existe un décor noir et rouge, ainsi qu'un autre vert et jaune présenté ici.
La paire d'aile sur la boîte Le fuselage bien calé
Sous le couvercle, on trouve les deux ailes plates en joncs carbone et toile de cerf-volant imprimée.   Le fuselage plus volumineux est caché dessous. Il reste de la place pour l'émetteur livré avec la version "prête à voler".
Tout juste déballé
L'oiseau sorti du nid... 6 vis à serrer et la radio à programmer et c'est prêt à s'envoler.

Ceux qui ont connu le Parkhawk produit dans les années 2000 trouveront un air de famille à ce ptérodactyle. Le mécanisme est certainement le même. Un moteur brushless fortement réducté (sans doute proche de 100/1) entraîne une grande roue dentée actionnant les mécanismes latéraux dans un battement vertical. A pleine puissance, la fréquence semble d'environ 6 battements à la seconde. La souplesse du matériau donne l'impression d'une ondulation, comme si les ailes "ramaient" mais le mécanisme n'est pas si complexe grâce à l'astucieuse conception de l'aile.
Tout est dissimulé dans le corps en EPP peint en vert et jaune assez "flashi" pour notre modèle, mais l'oiseau existe aussi sous une autre référence, en rouge et noir. La surface reptilienne est boursouflée ; "on dirait un gros cornichon" comme l'a si bien qualifiée un copain... Le bec et la pointe de la crête sont en plastique souple, censé absorber les chocs et éviter la casse en cas de retour au sol imprévu. Et il y en aura certainement...
Les yeux sont lumineux puisque des leds sont incrustées à l'intérieur, vertes sur cette version. Il y a même un module permettant de lui faire pousser des cris !
Deux fentes laissent dépasser les bras articulés dans lesquels viendront se glisser les bords d'attaque de la voilure en jonc carbone. Ils seront tenus par 2 vis. Deux longues fentes sont destinées à recevoir la toile tandis qu'à l'arrière, la fixation se fait au moyen d'une chape à rotule. Deux jambes en plastique partent vers l'arrière, et recevront les pattes palmées formant les gouvernes. Deux servos inaccessibles actionnent des tringleries déjà en place.
Sur le flanc gauche, une trappe tenue par du Velcro permet d'accéder au compartiment radio. On y trouve le contrôleur Rocsky RAC20 A et on devine à l'intérieur une platine comportant un interrupteur accessible sur le flanc droit. On aura juste la place pour y glisser un pack 3S Lipo 1300 mAh et le récepteur.

Compartiment batterie Fente pour l'aile
Sur le flanc gauche, la trappe d'accès au contrôleur et à la batterie.   Au-dessus de la trappe, la fente destinée à recevoir l'extrémité de la voilure.
Je te plumerai la tête Articulation
La tête du monstre... L'iris de l'œil s'illumine de façon presque "inquiétante" puisqu'une led verte s'y trouve.   Les pattes servent d'empennage. Elles sont articulées sur une vis. Les commandes par chape à rotule sont fixées.

La voilure est réalisée avec une armature simple en jonc de carbone, recouverte de toile de cerf-volant imprimée. Le bord d'attaque est rigide tandis que l'arrière en toile reste flottant. Les deux ailes se vissent à l'avant et se clipsent avec des chapes à l'arrière. Elles sont donc démontables très rapidement.

Il existe une version complète avec l'émetteur, les batteries et le chargeur adapté. C'est une version de base que nous avons essayée, en y installant un émetteur Orange en 2,4 GHz. Je n'ai pas encore trouvé comment faire fonctionner le cri de l'oiseau. La prise a pourtant été branchée sur une voie séparée mais même en augmentant les débattements, l'oiseau reste muet.

Montage

Inutile de s'étendre sur le montage, ces quelques photos suffisent pour illustrer les quelques étapes restant à effectuer. Ne pas oublier de mettre en charge la batterie adapter avant de commencer. Elle ne sera de toute façon pas totalement chargée avant que tout soit terminé...

Les accessoires Bras oscillants
Ces accessoires sont livrés : vis BTR et tournevis approprié ainsi que 2 bandes de caoutchouc autocollant... que la notice ne mentionne pas...   Vue sur un des deux bras recevant les ailes, qui oscille de haut en bas. 2 vis maintiennent le jonc du bord d'attaque.
Support d'empennage Plein cabré
Le point d'articulation des empennages. La jambe se termine en U dans lequel vient se glisser la rotule de la patte mobile.
Fixation de l'empennage Axe d'articulation
Une vis BTR maintient la patte dans son logement et sert d'axe pour l'articulation.
Patte articulée Gouverne
Vue de dessous, on voit la structure alvéolaire de la jambe.
Mise en place de l'aile La voilure se glisse dans le corps
Mise en place des ailes. La fente dans le fuselage est destinée à recevoir la toile.
Mise en place des ailes Chape à rotule à l'arrière
L'extrémité du longeron est glissée dans le bras articulé à l'avant puis la chape à rotule est attachée à l'arrière.
Chape à rotule Serrage de l'aile
Une fois la voilure bien alignée, le longeron avant est serré au moyen de deux vis.
Voilure glissée dans le fuselage Une aile en place
Une fois les ailes installées, la toile à l'emplanture est glissée délicatement dans le corps, toujours à l'aide du tournevis.
Prêt en quelques minutes
En quelques minutes, le volatile est prêt à être programmé.

Réglages faciles

Tout est déjà câblé. Il suffit de raccorder la prise du contrôleur sur la voie des gaz du récepteur, ainsi que les deux prises venant des servos. Un mixage Delta est nécessaire, soit en utilisant un petit module électronique à acquérir séparément, soit en utilisant le mixage adéquat accessible par programmation dans toutes les radios modernes. Les pattes de l'oiseau doivent être alignées dans le prolongement des jambes en plastique. Pour monter, les deux se lèvent. Pour tourner à gauche, celle de gauche se lève et celle de droite s'abaisse.

Le fabricant à le vice dans... l'appeau ! Effectivement, on trouve une autre prise venant d'un module électronique visible mais inaccessible qui doit permettre de faire crier la bête. Du moins, c'est ce qui est annoncé sur le site. J'ai eu beau changer de voie, augmenter la course, basculer les manches ou les interrupteurs... rien à faire, notre Ptero reste aphone.

Une autre prise vient du connecteur de la batterie et ne doit pas être utilisée si vous équipez le modèle avec votre propre radio. Attention, c'est du 12 V et le pigeon pourrait vite se retrouver rôti, votre matériel aussi.

La consommation mesurée au sol, au régime maximum, est de 13,5 A.

Compartiment batterie L'oeil vert luisant
La place est assez limitée dans le flanc. L'appareil est centré en glissant la batterie 3S 1300 mAh comme on peut.   Dès que la batterie est raccordée au contrôleur, et que l'inter sur le flanc est placé sur On, l'œil s'allume.
Pas l'air commode Toutes ailes déployées
Notre monstre préhistorique est prêt à s'envoler.

En vol : une bête à apprivoiser

Départ lancé Les ailes au niveau le plus bas
Un peu plus de mi-gaz, une pichenette et l'oiseau s'envole dans un battement d'ailes. Même si la fréquence est un peu rapide, le moment est sur-réaliste. Un promeneur pourrait être surpris d'apercevoir un tel reptie volant.

L'oiseau est maintenu sous le corps pour le lancé. Attention à ne pas se faire fouetter le visage par l'extrémité d'une aile au moment d'enclencher le battement d'aile. Il n'est pas nécessaire de mettre plein pot, 60% de la puissance suffit pour un envol en sécurité.
La profondeur est immédiatement efficace et permet de corriger l'assiette si l'appareil descend ou monte trop. Plutôt que d'essayer de grimper rapidement, il vaut mieux choisir d'avancer. Ainsi, la réponse des gouvernes sera plus efficace car on constater très vite que l'axe de roulis laisse apparaître un certain flou.

Ca vole pas haut Plein cabré
L'allure en vol est vraiment extraordinaire et le flap-flap étonnant malgré le ronronnement du réducteur.
Flap flap ! Vue de dessous
Le vol plané est pratiquement impossible. Il n'y a que lorsque les ailes se calent en V vers le haut que ça redescend de façon à peu près stable, mais la finesse est celle d'un poulet rôti...

L'oiseau est naturellement stable et ne risque pas de passer sur la tranche par exemple, mais il vire parfois sans qu'on n'ait rien demandé, ou au contraire, refuse de tourner lorsqu'on le sollicite.
Le problème s'amplifiant au fur et à mesure du vol, j'en ai déduit qu'il était dû à la voilure qui se libère du fuselage au niveau de l'emplanture. L'oiseau finit par revenir au sol plus ou moins bien à chaque fois.

Fixation de l'aile Départ lancé
Essais de réglages en déplaçant l'une des deux ailes. Ca ne modifie en rien le sens du virage que l'oiseau a décidé de suivre.

En fait, les deux petites bandes autocollantes en caoutchouc épais livrées sont sans doute destinées à être collées à l'emplanture de l'aile pour la maintenir dans la fente. Je n'ai pas pensé à les utiliser dès le départ. Pour les essais suivants, j'ai ajouté deux bandes de velcro, l'une collée sous l'aile, l'autre sur le fuselage. Il faut s'assurer que les débattements restent totalement libres sans tirer sur la voilure. Mais le problème ne vient visiblement pas de là puisque les virages demeurent incertains.
J'ai aussi essayer de décaler l'une des ailes en décalant le bord d'attaque de 1 cm vers l'extérieur. J'ai essayé de chaque côté pour obtenir le même résultat.

Atterrissage contrôlé Atterrissage involontaire...
Bien souvent, c'est la bête elle-même qui décide du moment pour rejoindre le plancher des vaches. On ne coupe le moteur qu'au moment de toucher mais on a droit bien souvent à des figures spectaculaires. Heureusement, la cellule encaisse bien.

Après de nombreux contacts imprévus avec la planète, l'un des longerons au bord d'attaque a fini par casser, interrompant les essais pour le moment. Je vais remplacer les deux côtés en même temps pour être certain de conserver une souplesse identique de chaque côté, les ailes devant battre de façon totalement symétrique. Du tube est plus facile à trouver que du jonc, mais il serait trop rigide. Une mise à jour sera ajouter prochainement.

Ajout de velcro Aile verrouillée au velcro
2 bandes de velcro ont été ajoutées à l'emplanture sous l'aile et sur le fuselage afin de maintenir la toile dans son emplacement. C'est efficace, mais ça ne change pas le flou qu'on ressent parfois pour tourner.
Longeron cassé Longeron à remplacer
Lors d'un énième retour au sol, un des longerons a fini par casser. Il va falloir le remplacer avant de poursuivre les vols.
Un oiseau qui bat... de l'aile !

L'appareil est tout à fait original et correctement motorisé. Il est facile à mettre en œuvre mais il va falloir optimiser les réglages ou en tout cas identifier la source qui crée ces mises en virage imprévues et difficiles à contrer. Ca n'est pas le couple moteur puisqu'il n'y a pas d'hélice en rotation et que les ailes battent de façon symétrique. Peut-être que la tête joue un rôle si elle n'est pas parfaitement alignées ? Certaines espèces de ptérodactyles viraient parait-il ainsi (je n'ai pas trouvé de vidéo d'époque sur Youtube... ).

A suivre...

Laissez les oiseaux s'envoler Un oeil dans la nuit
Regardez les oiseaux s'envoler, c'est beau...

On aime

  • Originalité
  • Montage rapide
  • Puissance
 

On aime moins

  • Notice muette concernant le module son
  • Réglages incertains

Ptérodactyle ornithoptère

 
 
 
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