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8 décembre 2015
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PT-17 Stearman - Flitework
Mettez un taureau dans votre avion !

Présentation : Laurent Berlivet

C'est assez incroyable comme la fabrication des cellules de nos modèles a été bouleversée depuis une bonne dizaine d'années. La construction traditionnelle a été largement mise de côté par les industriels qui se sont pour beaucoup orientés vers la mousse injectée. Réservé aux petits modèles dans un premier temps, le procédé est maintenant parfaitement maîtrisé et on trouve aussi bien des planeurs de performance que des jets de vitesse, ou encore de belles semi-maquettes comme le sujet qui nous intéresse aujourd'hui. Malgré des dimensions qui commencent à être relativement imposantes pour un biplan, ce Boeing PT-17 Stearman est en effet construit intégralement en EPO.

Bienvenue à bord Tout le charme du biplan
Le décor avec le taureau rouge est réaliste puisque l'avion est la reproduction d'un des appareils de la collection Red Bull basés à Salzburg,
Belle présence en vol Ca voltige en douceur
Proposé par le fabricant autrichien Flitework, cet élégant PT-17 Stearman moulé en EPO s'avère très agréable à piloter.

Hangars 7 et 8 - Red Bull Toy Box

Si vous passez en Autriche du côté de Salzburg un jour, ne manquez pas d'aller faire un crochet par les hangars 7 et 8 en bordure d'aéroport. C'est le fief de la firme de boisson énergisante mondialement répandue Red Bull. Ces bâtiments renferment des merveilles appréciées par tous les passionnés d'aviation.

La collection est constituée de nombreuses machines de légende soigneusement entretenues en état de vol : Lockheed P-38 Lightning, Chance Vought F4U Corsair, North American B25 Mitchell, Dassault-Dornier Alfa Jet et bien d'autres...

Diaporama Hangars Red Bull
Clic sur l'image pour télécharger un diaporama des hangars Red Bull (14,4 Mo)
Parmi ces machines, toutes aussi rutilantes les unes que les autres et ornées du fameux taureau rouge, se trouve un vénérable biplan d'antan qui a marqué l'histoire de l'aviation depuis le milieu des années 30 et continue de séduire pilotes et spectateurs : le Boeing PT-17 Stearman, fabriqué en modèle réduit par la firme autrichienne Flitework. Les modèles composant la gamme de ce fabricant reproduisent des avions présents dans les hangars, et reprennent bien sûr les fameux décors qui sont déposés sous licence.

Caractéristiques techniques

Marque : Flitework
Nom : PT-17 Stearman
Prix TTC indicatif : 199,90 € ?

Envergure : 120 cm
Longueur : 97 cm
Corde : 18 cm
Profil : Biconvexe dissymétrique 12%
Surface : 41 dm²
Masse : 1700 g
Charge alaire : 41,5 g/dm² (avion)
 
PT-17 Stearman
Equipements
Servos : 4 servos 9 g
Contrôleur : 40 A
Moteur : Brushless diamètre 37 mm
Hélice : 12''x7''
Pack prop : Lipo 4S 2500 mAh
Radio : 4 voies
Au sol

Descriptif

Ce qui surprend dès l'ouverture du volumineux carton coloré, avant même d'avoir retiré les différents éléments de leur sachet de protection en plastique, c'est l'odeur prenante et tenace qui doit être liée à la peinture utilisée. Elle reste encore bien présente des mois après le déballage.

La grosse boîte Tous les composants déballés
Tout est livré, il ne reste que quelques collages à réaliser pour assembler les morceaux.
Même l'électronique est en place.

Le dessous de la boîte est en polystyrène compartimenté, tout voyage donc sans risque de casse.
Le fuselage est une belle « massue » colorée, d'un poids tout à fait correct malgré l'équipement qui y est installé. A l'avant, un gros capot est moulé en plastique. Il est équipé d'un faux moteur 9 cylindres en étoile très sommairement reproduit. La peinture est exactement de la même couleur que sur le fuselage et le décor se raccorde très bien malgré sa complexité. Sous ce capot, un moteur brushless de 37 mm de diamètre aux caractéristiques non mentionnées est vissé sur une plaque en alu, elle même vissée sur la cloison pare-feu en bois. Quelques rivets ponctuent la surface du fuselage tandis que l'arrière forme des facettes imitant la cellule en tubes métalliques entoilée du grandeur.

Capot et faux moteur en étoile Tableaux de bord
Faux moteur en étoile, cône et hélice chromés comme l'avion grandeur, tableaux de bord, etc. De nombreux accessoires participent au réalisme.
Capot démonté L'intérieur du capot
Le faux moteur en étoile fait partie du capot thermoformé.
Moteur diamètre 37 mm Toute la puissance voulue
Le moteur est un brushless de 37 mm. Pas de caractéristiques fournies par le fabricant.

Une large ouverture au niveau des postes de pilotage offre un accès très aisé à l'intérieur. Les servos de profondeur et direction sont vissés sur une platine en contre-plaqué ordinaire, les commandes en corde à piano sont déjà en place. Les volets de profondeur sont actionnés par deux commandes séparées qui se réunissent au niveau du servo.

Compartiment batterie Servos de profondeur et direction
Accès au boîtier pour la batterie et aux servos de profondeur et direction en retirant les postes de pilotage.
Assise de stab Sortie des commandes
Sorties des commandes de profondeur (une par volet) et de celle de direction. La roulette de queue est couplée au volet de direction.

A l'avant, une autre platine en contre-plaqué comporte deux cloisons verticales et un anneau de Velcro pour tenir l'accu. Le collage de ces cloisons laisse vraiment à désirer puisqu'il a lâché dès la première mise en place du pack. J'ignore quelle colle le fabricant a utilisé, mais ça n'est pas elle qui risque de grever la masse finale... J'ai donc tout remis en place avec deux cordons d'époxy rapide pour que ça tienne.

Platine décollée Cloisons à recoller
Les flancs du boîtier servant à caler la batterie ont lâché avant le premier vol. Ils étaient à peine collés. Un filet d'époxy a réglé le problème.

Le support du train, en plastique, est heureusement fixé de façon bien plus efficace. A l'arrière, le support de la roulette est intégré dans la cellule. Il est prolongé vers le haut par un U en plastique qui viendra emprisonner le volet de direction.
Sous l'avion, une ouverture permettra d'évacuer les calories de la propulsion. Bien que ce soit indispensable, c'est assez rare pour mériter d'être signalé. Le baquet réunissant les deux postes de pilotage est fabriqué de la même façon. Un disque aimanté permet sa fixation. Deux tableaux de bord habillent les postes de pilotage. Il faudra coller les deux coupe-vent thermoformés et le joli buste de pilote livré qui prendra place à l'arrière.

Servo d'aileron sur l'aile basse uniquement Dérive et embase
Les servos d'ailerons sont intégrés à l'intrados de l'aile basse.   Sur notre modèle, le volet de dérive n'était pas aligné à la partie fixe.
Volet de dérive désaxé Charnière à reprendre
Il a fallu arracher la charnière supérieur pour la recoller ensuite au bon endroit.

Les ailes sont chacune en un seul morceau, prêtes à l'emploi. Des ailerons ne sont présents que sur l'aile basse, alors que l'avion grandeur a été spécialement modifié avec l'ajout de gouvernes également sur l'aile haute. Ils ont quand même une taille conséquente. Ca simplifie la construction d'autant que les charnières sont réalisées directement avec le matériau. A l'intrados de l'aile basse, on voit le câblage qui court dans une saignée et les deux servos de 9 g totalement apparents, c'est dommage, ce n'est vraiment pas esthétique.
La surface reproduit les ondulations qui seraient formées par des nervures, c'est très réaliste.
Le recouvrement est constitué d'une peau légèrement caoutchouteuse qui masque plutôt bien les fines billes du matériau. En s'éloignant d'un mètre, il devient difficile de savoir qu'il s'agit de mousse injectée. Le décor tout comme l'immatriculation ne forment pas le moindre relief, c'est très propre.

Les accessoires livrés, tournevis compris Hélice, pilote, jambes de train, sautes-vent
Un peu d'accastillage est fourni, tout comme le tournevis.   Sautes-vent, hélice chromée, pilote et jambes de train profilées.
Pantalon de train profilé Haubans numérotés
Les jambes de train en corde à piano sont habillées par des pantalons en plastique assez trapus.   Les nombreux haubans sont clairement identifiés par des lettres adhésives.

Tous les accessoires sont fournis, telles les jambes de train en robuste corde à piano habillée de pantalons profilés en plastique, pas particulièrement légers mais qui doivent participer au centrage car le nez de l'avion est court. Les roues sont sympas avec leurs pneus striés. Un sachet contient toute la visserie, les guignols et même un petit tournevis cruciforme adapté. Les montants profilés sont en plastique. Les extrémités pourront être démontées durant le stockage ou le transport car elles tiennent avec des vis. Pour finir l'inventaire, l'hélice à l'échelle et son cône en mettent plein les yeux avec leur revêtement chromé très brillant, comme sur l'original.
L'ensemble est accompagné par plusieurs notices illustrées de nombreuses photos en noir et blanc dont un exemplaire est traduit en français.

Pilote : 30 g Hélice chromée : 36 g
Le pilote peint pèse 29 g. L'hélice chromée pèse un poil plus lourd.

Montage express

Les quelques étapes sont rapidement expédiées puisqu'elles ne consistent qu'à réaliser quelques collages et serrer une poignée de vis. Il faut cependant soigner ces opérations. Le train en corde à piano est vissé sous le fuselage dans les saignées prévues. De petits carénages décorés viennent recouvrir l'ensemble, c'est propre.
Pour les collages, la notice explique bien de dépolir les surfaces mais on s'aperçoit que la peau formée par la peinture se pèle assez facilement. Hors de question de coller efficacement un stab là-dessus, ni les haubans. On gratte donc la peinture avec une lime à ongle en carton par exemple, jusqu'à ce qu'elle « roule » en laissant apparaître la mousse blanche en dessous. On peut alors tirer doucement sur les morceaux un peu élastiques qui se détachent sans difficulté.

Dessous de fuselage Carénages amovibles

Des petits carénages viennent recouvrir la pièce supportant les jambes du train d'atterrissage.

Carénage inférieur Mise en place du train
Le train est vissé dans un insert en plastique.
Jambes en corde à piano Train en place
Verrouillage du train   La jambe peut pivoter légèrement
L'ensemble est verrouillé en revissant les deux carénages.
2 vis tiennent le capot Bague d'arrêt de roue
Le capot est maintenu par 2 vis, une de chaque côté.   Verrouillage des bagues d'arrêt de roue.
Poste de pilotage amovible Dépolissage au papier de verre
Retrait de la peinture au niveau du collage   Collage à l'époxy
Les surfaces sont poncées au niveau des collages pour favoriser l'accroche de la colle.
Encollage à l'époxy Collage des sautes-vent
Les saute-vent sont maintenus avec des épingles durant le séchage de la colle époxy.
Tenon et mortaise sous le stab Il faut peler la peinture
Retrait de la peinture avant collage   Ca se décolle facilement
La peinture caoutchouteuse se pèle assez facilement. Pas question d'effectuer un collage directement dessus, il faut la retirer.
Presque prêt à encoller Collage à l'époxy
Une fois la peinture retirée, le collage s'effectue à l'époxy, bien dans l'axe. L'empennage s'assemble par tenon et mortaise. Même s'il est impossible de se tromper, l'équerrage devra être vérifié durant le séchage.
U en plastique pour le volet de direction Retrait du film de peinture
Encollage de la dérive   Collage à l'époxy
C'est ensuite au tour de l'assise de la dérive.
Guignol à visser Guignol d'aileron
Les guignols sont vissés sur toutes les gouvernes.
Câble en Y pour les ailerons Commande d'aileron courte
Les ailerons étant réunis par une prise en Y, l'ajustage des commandes doit être précis, en jouant sur la longueur des commandes.
Masquage de la saignée sous l'aile Adhésif pour plaquer le câblage
Le câblage des servos est recouvert par un ruban d'adhésif transparent.
Tenon sous l'aile Mise en place de l'aile
Un tenon au bord de fuite de l'aile se grlisse dans l'arrière du fuselage.
Vis métallique pour l'aile basse 2 vis plaquent l'aile basse
A l'avant, deux vis métalliques plaquent l'aile basse contre le fuselage.
Les haubans sont repérés Retrait de la peinture
Retrait de la peinture au niveau du collage   Peinture retirée
Préparation au collage des haubans. Les lettres permettent de s'y retrouver facilement. Là encore, la peinture doit être retirée au niveau des collages.
Hauban en U encollé Collage à l'époxy
Mise en place des haubans   Séchage
L'extrémité des haubans se termine en forme de U. Chaque emplacement est repéré par une lettre à faire coïncider. Il faut auparavant retirer la peinture au niveau du collage.
Mise en place de la cabane Encollage des haubans
Les fentes sont déjà prévues pour recevoir les haubans exactement au bon endroit, le calage de l'aile haute s'obtient naturellement.
Séchage sous cales Séchage lent sous cales
     

Attention à bien vérifier l'équerrage durant le collage du stab et la mise en croix. Même si des tenons et mortaises facilitent le placement, des erreurs de quelques degrés pourraient arriver.
Dans notre kit, une des charnières de la dérive était mal enfoncée, l'articulation se retrouvant complètement désaxée. Il a fallu tirer jusqu'à arracher la colle maintenant la charnière, puis recoller l'ensemble dans l'axe avec une goutte d'époxy.
Bien respecter les lettrages qui figurent sur les haubans afin de les placer au bon endroit, en commençant par ceux de la cabane.
Les deux saute-vent ont été soigneusement dépolis avant d'être collés sur la partie amovible du fuselage. Quelques épingles piquées au travers servent à les maintenir en place durant le séchage, mieux que du scotch qui pourrait arracher la peinture.
Un morceau d'adhésif est alors collé sous l'aile pour éviter que les câbles de servos ne ressortent de la saignée.
Les chapes en plastique semblent un peu légères. Leur fermeture a été assurée par un morceau de durit.
La belle hélice chromée n'était pas équilibrée. Impossible de le faire par ponçage, le revêtement serait altéré. On se rabat sur quelques morceaux de ruban adhésif collés à l'extrémité de la pale la plus légère.

Hélice mal équilibrée Morceau d'adhésif transparent en bout de pale
Hélice équilibrée   Cône d'hélice
Il a été nécessaire d'équilibrer la grande hélice chromée. Pas question de le faire par ponçage et d'abîmer le revêtement. Ce sont des bandes de ruban adhésif qui ont été ajoutées à l'extrémité de la pale la plus légère.
Le cône spécifique possède un méplat adapté au porte-hélice.
Réglages simples

Les servos étant déjà en place, il ne reste qu'à glisser un récepteur dans la cellule. Un 4 voies suffit car la prise d'ailerons qui débouche au centre de l'aile forme un Y. Pas de mixage possible, ça n'est de toute façon pas utile car la traînée d'un biplan permet de se passer de volets.
Les débattements sont ceux de la notice. Il n'est quasiment pas possible d'en mettre davantage et on entend les servos forcer un peu quand les gouvernes commencent à forcer.

Centrage : 80 mm du bord d'attaque de l'aile haute

Petits débattements :
Tangage : + 10 mm, - 10 mm
Roulis : + 15 mm, - 15 mm
Lacet : 25 mm de chaque côté

Grands débattements :
Tangage : + 20 mm, - 20 mm
Roulis : + 15 mm, - 15 mm
Lacet : 30 mm de chaque côté

Au sol

Le centre de gravité est situé à 80 mm du bord d'attaque de l'aile haute, c'est la limite arrière conseillée. La batterie installée le plus en avant possible est une A2Pro 4S 2500 mAh 35C, plus légère de quelques grammes que celle préconisée par le fabricant.
La masse en ordre de vol s'élève à 1700 g, soit 100 g de plus que ce qui est indiqué dans la notice, et pourtant rien n'a été ajouté...
La consommation au sol est de 32 A, soit environ 480 watts. C'est plus qu'il n'en faut pour un avion destiné à effectuer de la voltige tranquille.

Un vol relax

Lipo 4S 2500 Black Lithium Lipo A2Pro en place
On accède aisément au compartiment batterie en retirant la grande trappe. Le Lipo 4S est tenu par un anneau de Velcro.
Servos d'empennage Récepteur perdu...
Les servos sont tous des modèles de 9 g bien connus. La pastille ronde est un aimant qui maintient la trappe amovible.
Sympa, le pilote Postes de pilotage aménagés
Les tableaux de bord sont en place et ajoutent au réalisme. Le pilote fourni se glisse dans le baquet arrière.
Superbes hélice et cône chromés Evacuation
Superbes, le cône et l'hélice chromés, comme sur l'appareil grandeur. Le diamètre de l'hélice quasiment à l'échelle accentue encore l'aspect maquette.   Sous le fuselage, en arrière du bord de fuite de l'aile basse, une ouverture permet l'évacuation des calories de la motorisation.
Pantalon de train Jambes profilées
Robustes pantalons de train et pneus striés, c'est réaliste.
Commande d'aileron La commande de dérive frotte
Contrairement à l'avion grandeur qui a été spécialement modifié, cette reproduction ne possède des ailerons que sur l'aile basse. Ils sont quand même de bonnes dimensions.   La commande de direction vient frotter contre le flanc. Après essais, une gorge a été réalisée à ce niveau, permettant d'augmenter les débattements.
Relief en surface Les lignes sont réussies
Lignes de tôles, rivets, relief pour imiter les nervures... La surface reproduit plutôt bien les détails de l'avion grandeur.

Si vous avez un petit véhicule, il est possible de démonter les ailes et les haubans mais il faut retirer au moins une douzaine de vis et être patient une fois arrivé sur le terrain... Pas très pratique. L'avion entre quand même tout monté dans un véhicule avec un grand coffre.
Le roulage sur piste en herbe est parfois assez chaotique à cause du petit diamètre des roues, et si on insiste trop, les pantalons viennent marquer le dessous du fuselage en cognant contre la mousse. Il vaut mieux une piste qui a été lissée, ou en dur.
Le roulage se fait sans difficulté mais le rayon de braquage pourrait être plus faible.

Décollage Puissance importante
La motorisation est puissante, l'avion décolle de lui-même en une vingtaine de mètres.
Plaisir des yeux Passage bas
Passage en radada pour admirer les lignes de l'avion.

Le décollage s'effectue tout seul en une vingtaine de mètres. Pas moyen de rouler longtemps queue haute et de maintenir la position, l'avion quitte le sol de lui même en prenant une pente de montée franche. Il faut dire que la motorisation est puissante, et qu'il manque de piqueur au moteur. Si on met plein pot, le nez continue de se dresser vers le ciel et l'avion grimpe très vite. Pas du tout réaliste sur ce type de machine, on en arrive vite à réduire la puissance avec le manche au milieu, c'est nettement suffisant. La traînée se fait ressentir et l'avion ne vole de toute façon jamais très vite. Il peut être assez ralenti avant de décrocher et de partir sur une aile, mais n'engage pas en vrille tant qu'on ne braque pas les gouvernes. D'ailleurs, celle-ci ne tourne que lentement même avec les manches dans les coins mais consomme beaucoup de hauteur. Sur le dos c'est plus joli, la vrille est plus plate. Dans tout les cas, l'avion en sort naturellement en relâchant les commandes.

Au sol. Vous montez ? Prêt à décoller
Ca voltige   Biplan biplace
Un biplan est toujours volumineux, gage d'une belle présence en vol mais ça peut être embarrassant durant le transport...

La puissance disponible est intéressante dans les figures verticales comme les grandes boucles ou les reversements. Dans ce cas, il faut bien souffler la dérive avec un coup de moteur pour une belle rotation.
Sur le dos, il faut pousser relativement fort et ne pas hésiter à ajouter de la dérive dans les virages pour obtenir une belle trajectoire.
Pas de figures carrées au programme, même les déclenchés plein pot sont mous, les tonneaux passent en presque 2 secondes. Le Stearman est un acrobate tranquille qui effectue des figures amples en douceur, bien en accord avec sa silhouette de la belle époque.
Moteur coupé, l'avion plane tout à fait correctement pour un biplan, c'est même un peu surprenant malgré la traînée.
Pour un vol classique agrémenté de quelques figures de voltige et de passages plus paisibles, on peut programmer la minuterie sur l'émetteur à 9 minutes afin de ne pas se faire surprendre avec l'autonomie, ça laisse encore le temps pour une ou deux approches si nécessaire.

Roulage Atterrissage
Ca grimpe fort   Belle lumière
Même si l'avion est un peu plus lourd qu'annoncé par le fabricant, la charge alaire reste raisonnable grâce à l'importante surface portante.

La prise de terrain s'effectue avec un filet de gaz en arrondissant bien pour un atterrissage 3 points. Sinon, il faut arriver parfaitement dans l'axe et les ailes à plat car le train est étroit. Dans le cas contraire, la première roue en contact peut accentuer l'inclinaison et l'aile basse risque de venir frotter la piste. L'avion a donc un certain caractère, il est intéressant à piloter.

Décollage Passage à l'anglaise
Red Bull en action   Touch and go
Une piste en dur est préférable à de l'herbe car les roues ne sont pas très grandes.


Petite mise au point

Après les premiers essais, le moteur a été démonté pour ajouter deux rondelles glissées entre le haut du support métallique et la cloison pare-feu, dans le but d'ajouter quelques degrés de piqueur. L'axe moteur se retrouve alors décentré par rapport au capot. Ca n'est pas très joli mais le comportement est nettement plus agréable en vol, plus neutre. Pour recentrer le moteur une fois la valeur trouvée, il est possible de confectionner une nouvelle plaque avec les trous de fixation placés un peu plus haut de façon à ce que le porte-hélice sorte à nouveau bien dans l'axe du capot.

L'arrière du fuselage a également été fendu au niveau de la commande de direction en corde à piano afin d'augmenter les débattements de la gouverne de direction de quelques millimètres. Elle glisse plus librement. C'est bien utile au sol mais également en vol lors des renversements ou des glissades prononcées.

Moteur démonté Rondelles et double face
Le moteur a été démonté pour ajouter deux rondelles derrière la cloison, dans le but d'augmenter l'angle piqueur.
Double face Rondelles
Rondelles immobilisées   Axe décentré
Après essai, deux rondelles ont été ajoutées derrière le support moteur pour augmenter l'angle piqueur.

Le charme opère

En vol C'est beau, on dirait le grandeur
Avec le pack 4S 2500 mAh, l'avion évolue durant une dizaine de minutes en alternant les figures et les passages plus tranquilles.
Passage dos Voltige en douceur
Comme son homologue grandeur, l'appareil tourne une voltige douce avec des figures de belle amplitude.

A une époque, à cause des deux ailes, construire un biplan représentait une belle somme de travail. Avec cette version en mousse, quelques heures suffisent pour obtenir une belle machine, sans même avoir à se soucier du calage des ailes si délicat. L'allure est vraiment réussie, la cellule s'apparente à une structure entoilée, le résultat est assez bluffant. Le Stearman bénéficie d'une belle présence et d'un supplément de puissance pour un vol agrémenté de figures amples durant une dizaine de minutes. De quoi oublier momentanément l'envie de construire pour se consacrer pleinement au plaisir de piloter...

On aime

  • Aspect du matériau
  • Tout équipé
  • Nombreux détails "maquette"
  • Qualités de vol
  • Lignes réalistes
  • Décor original

On aime moins

  • Forte odeur de peinture (au début)
  • Dérive désaxée (sur nontre modèle)
  • Débattements limités
  • Manque de piqueur
  • Un peu encombrant

Contacter l'auteur : laurent@jivaro-models.org

Passage en radada
 
 
 
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